LA SAGA AARO
Lorsque le Congrès a créé l'AARO, c'était dans l'idée que cette agence faciliterait son propre travail et ses efforts en faveur de la transparence sur la question des PAN. Est-ce le cas?
CREATION D’AARO
Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO) a été créé en juillet 2022 par mandat du Congrès dans le cadre de la loi de 2022 sur l’autorisation de la défense nationale afin de répondre au nombre croissant de signalements de PAN, dans l’idée que le public bénéficierait d’une transparence totale et serait informé des résultats de ses enquêtes. Il a pour mission d’organiser la collecte et le signalement des incidents liés aux phénomènes aériens non identifiés (PAN) dans l’espace aérien à usage spécial (SUA) du ministère de la Défense (DoD), ainsi que la collecte et le signalement d’objets anormaux et non identifiés dans l’espace, dans les airs, sous l’eau et dans les médias. L’AARO a pour mission d’identifier et de réduire les lacunes en matière de capacités opérationnelles, de renseignement et de contre-espionnage, et de recommander des changements de politique, qu’ils soient réglementaires ou législatifs, afin de combler ces lacunes.
L’organisation est également chargée de renforcer la communication entre l’armée et la communauté du renseignement (IC) concernant les engins maritimes et aériens non identifiés susceptibles de menacer les forces et les bases militaires américaines ou d’espionner des installations sensibles. La loi portant création de l’organisme l’a habilité à examiner des archives remontant jusqu’à 1945 afin de déterminer s’il existait des programmes gouvernementaux ou privés liés aux ovnis qui auraient pu dissimuler des informations à la Maison Blanche ou au Congrès américain. Le Dr Sean Kirkpatrick a dirigé l’AARO depuis sa création en juillet 2022 jusqu’en décembre 2025.
Comme l’a rapporté Sentinel News, l’ancien directeur de l’AARO, le Dr Sean Kirkpatrick, qui a démissionné de son poste en décembre 2023, s’est adressé le 9 avril 2026, aux National Capital Area Skeptics (NCAS), une association de sceptiques, à Arlington, en Virginie, lors d’une conférence de presse. À la fin de son intervention, il a déclaré qu’il répondrait aux questions de l’audience pendant cinq minutes. L’‘amiral Tim Gallaudet, l’une des figures de proue du mouvement pour la divulgation et témoin hautement crédible qui a témoigné sous serment devant le Congrès au sujet de ce phénomène lors des audiences sur les PAN du 13 novembre 2024, se trouvait dans l’assistance et a profité de l’occasion pour poser une question à Kirkpatrick. L’échange suivant a eu lieu :
Tim Gallaudet : « Sean, je vous respecte , nous avons tous deux plusieurs décennies de service au sein du gouvernement, dans les services de renseignement et au ministère de la Défense. Je vais vous poser la question sans détour et vous mettre sur la sellette à ce sujet. Après mon témoignage devant le Congrès lors de l’audition de 2024 sur PAN, vous avez tweeté une réponse à ma déclaration concernant l’AARO, dans laquelle vous disiez que j’étais venu visiter l’AARO et que j’étais amer de ne pas avoir obtenu de poste, et que vous pensiez que c’était parce que vous ne m’aviez pas embauché parce que j’étais enclin aux théories du complot, et que vous aviez vérifié cette affirmation auprès de certains de mes supérieurs. C’est de notoriété publique, vous l’avez tweeté, et en fin de compte, vous savez, je ne suis pas allé visiter l’AARO quand vous y étiez. C’était après votre départ. J’ai été invité par Mike Washel, le représentant des services de renseignement de la Marine, qui m’a demandé de venir là-bas, et c’est ce dont j’ai parlé lors de mon audition. Et bien sûr, je ne cherchais pas d’emploi ; c’est lui qui m’a invité, et pour moi, postuler à un poste de GS14 après avoir été sous-secrétaire au Commerce, c’est un peu absurde, je dirais. En même temps, quand vous avez dit que vous aviez vérifié auprès de mes supérieurs, j’avais mes supérieurs, deux généraux deux étoiles, quatre généraux quatre étoiles et un secrétaire au Commerce, à qui j’ai parlé, et vous ne les avez jamais vraiment contactés. Donc, en fin de compte, votre déclaration était un mensonge éhonté et je voudrais vous demander ce que vous avez à dire à ce sujet. »
Sean Kirkpatrick : « Je dirais que ce n’était pas un mensonge éhonté, car Mike vous a fait venir, vous étiez assis dans mon bureau et nous avons eu cette conversation à propos de…
Tim Gallaudet : « Vous n’étiez pas là, vous étiez parti, c’était Phillips… »
Sean Kirkpatrick : « Et le poste que vous recherchiez était un poste ISCS »
Tim Gallaudet : « Je ne demandais pas de poste. Rappelez-vous que c’est Mike qui m’a fait venir. C’est lui qui m’a demandé de venir. »
Quelqu’un dans l’assemblée, probablement un organisateur : « Laissez-moi juste vous poser une question car le temps va manquer. Nous voulons faire la lumière sur la question elle-même. »
Quelqu’un d’autre : « Exactement ! »
Tim Gallaudet : « Eh bien, bonne remarque. Non, non, en fin de compte, il est donc très clair que vous avez mené une campagne de désinformation à ce sujet. Toute cette présentation le montre bien. Et je sais que vous ne pouvez pas le reconnaître, car celui qui vous paie ne vous le permettra pas. Voilà ma déclaration. »
Sean Kirkpatrick : « Ok, eh bien, c’est une excellente déclaration qui n’a absolument aucun rapport avec la réalité. Ok... »
Et il a détourné le regard pour signaler que le sujet était clos.
Le contre-amiral Tim Gallaudet, de la Marine américaine (à la retraite), est un océanographe de carrière et consultant en technologie qui a occupé les fonctions de sous-secrétaire par intérim et de secrétaire adjoint au Commerce, d’administrateur par intérim et d’administrateur adjoint de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), ainsi que d’océanographe de la Marine. Il est chercheur associé au projet Galileo de l’université de Harvard et membre du comité consultatif de l’association « Americans for Safe Aerospace » (ASA). Il s’efforce de faire de l’étude scientifique des phénomènes aériens inexpliqués (UAP) sous-marins et trans-milieux une priorité nationale en matière de recherche.
Lors de son émission Q&A sur News Nation, le 3 mai 2026, Ross Coulthart a apporté son soutien total à l’amiral Tim Gallaudet. Il a expliqué qu’il avait minutieusement vérifié ses références et sa moralité par le passé, et que les termes utilisés par les personnes qu’il avait interrogées étaient systématiquement « exemplaire », « honorable », « sincère » et« honnête». Le public a pu constater à maintes reprises le caractère exemplaire de Gallaudet, mais vous souhaiterez peut-être relire cet article de Sentinel News.
Coulthart a également pu confirmer que la version des faits donnée par Gallaudet était correcte, car c’est lui qui a révélé la nouvelle selon laquelle Kirkpatrick avait quitté l’AARO pour rejoindre le Laboratoire National d’Oakridge. Il sait avec certitude que le dernier jour de Kirkpatrick à l’AARO était le 01/12/23. La visite de Tim Gallaudet à l’AARO a eu lieu le 31/05/24, cinq mois plus tard, alors que Tim Phillips était directeur par intérim de l’AARO. Coulthart a réitéré que Gallaudet avait été invité par l’intermédiaire de ses contacts dans les services de renseignement et la marine et qu’il n’avait jamais cherché d’emploi. Il a ajouté qu’en tant que contre-amiral à la retraite et ancien directeur de l’Administration Nationale Océanique et Atmosphérique (NOAA), l’idée qu’il cherchait un emploi à un niveau bien inférieur à l’AARO est ridicule.
Il a ajouté que cela s’inscrivait dans le contexte plus large d’une querelle de longue date entre des personnalités telles que l’amiral Gallaudet et le Dr Sean Kirkpatrick et que Kirkpatrick avait été pris en flagrant délit de mensonge à plusieurs reprises. En guise d’exemple, il a mentionné que Kirkpatrick avait auparavant nié avoir assisté à une réunion d’information au Skinwalker Ranch. Mais Brandon Fugal, le milliardaire propriétaire du Skinwalker Ranch, a pu démontrer publiquement qu’il avait tort. Dans un message sur X, il a fait la déclaration suivante : « Le 19 avril 2018, mon équipe du Skinwalker Ranch a été sollicitée pour présenter un exposé confidentiel à Washington D.C. devant la commission spéciale du Sénat américain sur le renseignement et la commission des forces armées des États-Unis. Sean Kirkpatrick était à la tête de la table et la réunion a duré deux heures et demie. » Il a joint une photo montrant Kirkpatrick à l’extrémité de la table de la salle de réunion. Brandon Fugal a également raconté l’histoire plus en détail à Ross Coulthart.
Si vous avez suivi le sujet des PAN ces dernières années, vous savez que le Dr Sean Kirkpatrick entretient une relation complexe avec la vérité, mais au cas où vous ne le sauriez pas, voici un peu d’histoire.
UN PEU D’HISTOIRE
L’AARO s’inscrit dans une longue lignée d’autres programmes étudiant les PAN :
Projet Saucer (1946/1947 - Janvier 1948)
Projet Sign (janvier 1948 – février 1949)
Projet Grudge (février 1949 – août 1949 et juillet 1950 – mars 1952)
Projet Twinkle (avril 1950 – mars 1951)
Projet Stork (mars 1952 – mai 1955)
Projet Bear (Fin 1951-Fin 1954)
Goupe d’Etudes de la CIA (1952)
Projet Blue Book (1952-1970)
Après 1969, la version officielle du gouvernement américain était qu’il n’étudiait pas les PAN. Cela a duré jusqu’à la publication d’un article fracassant dans le New York Times le 16 décembre 2017, dans lequel le lanceur d’alerte Luis Elizondo a révélé qu’il avait dirigé un programme d’étude des PAN. Le tollé qui s’en est suivi a contraint le gouvernement à admettre l’existence des programmes secrets suivants :
Le « Programme d’applications des systèmes d’armes aérospatiales avancées » (AAWSAP), devenu le « Programme d’identification des menaces aérospatiales avancées » (AATIP) de 2007 à 2012, dirigé par Luis Elizondo ;
L’UAPTF (Le ‘groupe de travail sur les PAN utilisé pour recueillir des données sur les observations militaires de PAN) de 2017 à 2021),
Le « Groupe de synchronisation de l’identification et de la gestion des objets aériens » (AOIMSG) (2021-2022).
L’EPINEUX PROBLEME DE DAVID GRUSCH
En juin 2023, David Grusch, ancien militaire de l’armée de l’air à la retraite, s’est exprimé dans l’émission News Nation animée par Ross Coulthart et a fait des déclarations extraordinaires, affirmant que le gouvernement américain et certaines entreprises privées avaient récupéré des engins et des corps d’origine non humaine et qu’ils avaient procédé à la rétro-ingénierie de certains de ces engins. Il a également affirmé que certaines personnes avaient été menacées, voire assassinées, afin que ces informations restent secrètes.
Le 19 avril 2023, Kirkpatrick a témoigné sur la mission, les activités, le contrôle et le budget de l’AARO lors d’une audience publique devant la sous-commission des forces armées du Sénat américain. Il a expliqué que l’AARO n’existait que depuis environ neuf mois et avait principalement consacré ce temps à réorganiser la collecte de données et les méthodes d’analyse, etc. Il a souligné l’importance de la rigueur scientifique et a demandé de faire preuve de patience quant aux résultats, car l’examen de toutes les données prendrait beaucoup de temps. Il a donc été surprenant de l’entendre dire :
« Je tiens à souligner aujourd’hui que seul un très faible pourcentage des signalements de PAN présente des caractéristiques pouvant raisonnablement être qualifiées d’« anormales ». La majorité des objets non identifiés signalés à l’AARO présentent les caractéristiques courantes de ballons, de drones, de parasites, de phénomènes naturels ou d’autres sources facilement explicables. Si un grand nombre de cas figurant dans nos archives restent techniquement non résolus, cela est principalement dû à un manque de données associées à ces cas. Sans données suffisantes, nous ne sommes pas en mesure de parvenir à des conclusions défendables qui répondent aux normes scientifiques élevées que nous avons fixées pour la résolution des cas, et je ne clorai pas un dossier dont nous ne pouvons pas défendre les conclusions ». Il a ajouté : « Je reconnais que cette réponse est insatisfaisante pour ceux qui, de bonne foi, supposent que ce qu’ils voient de leurs propres yeux, avec leurs caméras ou leurs radars, constitue une preuve irréfutable de caractéristiques et de performances extraordinaires. Pourtant, à maintes reprises, lorsque l’on dispose de données de qualité scientifique suffisante, il est un fait que les PAN se révèlent souvent, mais pas toujours, être des sources facilement explicables. Les êtres humains sont sujets à la tromperie et aux illusions, les capteurs à des réponses inattendues et à des dysfonctionnements, et dans certains cas à des interférences intentionnelles. Parvenir à identifier la poignée de cas qui satisfont à ce niveau d’examen minutieux est la mission de l’AARO… De par sa nature même, le défi posé par les PAN se prête depuis des décennies au mystère, au sensationnalisme et même aux théories du complot. C’est pourquoi l’AARO reste attachée à la transparence, à la responsabilité et au partage d’un maximum d’informations avec le public américain... Je tiens à préciser clairement, pour mémoire, que dans le cadre de nos recherches, l’AARO n’a trouvé à ce jour aucune preuve crédible d’activité extraterrestre, de technologie d’origine extraterrestre ou d’objets défiant les lois connues de la physique».
Il convient de noter que l’utilisation du terme « extraterrestre » plutôt que « intelligence non humaine » (INH) signifie que Kirkpatrick et l’AARO évitent la possibilité d’« intra-terrestres » (provenant de la Terre, comme des océans) et d’êtres ultradimensionnels.
Le 26 juillet 2023, David Grusch a témoigné sous serment devant le Congrès et a réitéré l’ensemble de ses allégations. Cela faisait suite à un long processus de témoignages à huis clos devant des membres du Congrès et après que l’IGIC (Inspecteur général de la communauté du renseignement) eut jugé sa dénonciation « crédible et urgente ».
Kirkpatrick a immédiatement répondu : « Pour être clair, l’AARO n’a toujours pas trouvé la moindre preuve crédible étayant les allégations relatives à un quelconque programme de rétro-ingénierie visant des technologies non humaines », avant d’ajouter : « Je ne peux pas laisser passer l’audience d’hier sans souligner à quel point elle a été insultante pour les agents du ministère de la Défense et de la communauté du renseignement qui ont choisi de rejoindre l’AARO, dont beaucoup nourrissaient des craintes tout à fait légitimes quant aux risques que cela comporterait pour leur carrière ».

LE TRISTEMENT CÉLÈBRE RAPPORT AARO
MARS 2024
Bien qu’il ait quitté l’AARO en décembre 2023, Kirkpatrick a contribué à la rédaction d’un rapport historique remis en mars 2024. Le rapport du bureau indique qu’il n’existe aucune preuve de l’existence de programmes secrets de rétro-ingénierie de PAN, précisant que toute allégation concernant de tels programmes est soit fausse, soit le fruit d’une erreur d’identification, soit liée à un programme qui a été abandonné. Le porte-parole du Pentagone, le Général de division Pat Ryder, a déclaré que l’AARO avait mené « une approche analytique et scientifique rigoureuse pour enquêter sur les efforts passés d’investigation sur les PAN parrainés par le gouvernement américain et sur les allégations formulées par les personnes interrogées selon lesquelles le gouvernement américain et divers sous-traitants auraient récupéré et dissimuleraient des technologies et du matériel biologique d’origine extraterrestre». « À ce jour, l’AARO n’a trouvé aucune preuve vérifiable étayant les allégations selon lesquelles le gouvernement américain et des entreprises privées auraient accès à des technologies extraterrestres ou auraient procédé à leur rétro-ingénierie », a déclaré M. Ryder.« De plus, l’AARO n’a trouvé aucune preuve indiquant qu’une enquête du gouvernement américain, une recherche universitaire ou un comité d’examen officiel ait confirmé qu’une observation de PAN représentait une technologie extraterrestre », a-t-il ajouté.
LA REACTION DES EXPERTS
Ce rapport a été vivement critiqué par de nombreux experts reconnus, mais nous ne vous présenterons ici que quelques réactions.
Robert Powell, membre du conseil d’administration de la Coalition Scientifique pour les Etudes sur les Phénomènes Aériens Inexpliqués (SCU), a publié une déclaration cinglante, que nous vous encourageons à lire, mais en voici un bref résumé:
Powell affirme que ce « rapport bâclé » a été rédigé en très peu de temps par des personnes qui n’ont ni compréhension ni connaissance du sujet des ovnis et qu’il est truffé d’erreurs. Ils ont mal décrit l’« observation de Kenneth Arnold », l’une des plus célèbres de l’histoire mondiale des ovnis. Ils ont donné des noms de projets et des dates erronés, ainsi que des données inexactes. Ils ont émis des hypothèses en utilisant des termes comme « peut-être » ou « probablement » plutôt que d’apporter des preuves.
Powell nous rappelle que le Congrès souhaitait une compilation de l’histoire des OVNI/PAN à partir de 1945 environ. Or, dès le début du document, l’AARO précise que l’objectif du rapport est « d’enquêter sur les efforts passés d’investigation des PAN parrainés par le gouvernement américain (USG) et sur les affirmations des personnes interrogées selon lesquelles l’USG et divers sous-traitants auraient récupéré et dissimuleraient des technologies et du matériel biologique d’origine extraterrestre ».
Powell poursuit en affirmant qu’une grande partie de l’histoire des PAN a été ignorée, comme les Foo Fighters de la Seconde Guerre mondiale, par exemple, qui ont eu lieu en 1942, soit cinq ans avant l’« observation de Kenneth Arnold ». Il ajoute que « le document de l’AARO ne traite pas de l’implication du gouvernement dans aucun des principaux cas historiques d’OVNI/PAN. Au contraire, il ne couvre que Roswell, car cela correspond à l’argumentation de l’AARO contre l’hypothèse d’un vaisseau extraterrestre capturé ».
Powell mentionne que de nombreux cas historiques n’ont pas été inclus dans le rapport et il en cite sept en particulier qui ont fait l’objet d’enquêtes militaires et auraient sans aucun doute dû figurer dans le rapport. Il note également que l’AARO n’a fait aucune mention des nombreux cas survenus au-dessus de bases abritant des armes nucléaires. Il souligne également qu’aucune référence n’a été faite au Tic-Tac, au Gimbal et au Go-fast, et que des déclarations absurdes ont été formulées concernant les événements liés au projet Manhattan, déplorant un manque de logique et d’esprit critique entre les événements et les explications.
« Plus je lis ce document, plus il apparaît clairement qu’il ne s’agit pas d’un document sur l’histoire des ovnis/phénomènes aériens inexpliqués, mais d’un document visant à faire tout ce qui est nécessaire pour riposter contre les adeptes de la théorie du complot », déclara-t-il.
Il ajoute que L’AARO a réitéré les conclusions du Panel Robertson et du rapport Condon, rejetant l’idée des ovnis sans préciser qu’elles avaient été conçues pour discréditer non seulement le sujet, mais aussi les témoins. Enfin, quant à la déclaration de l’AARO : « Nous n’avons trouvé aucune preuve d’une intelligence extraterrestre. » il rétorque que cette affirmation ne peut être validée si une définition appropriée du terme « preuve » n’a pas été établie.
L’ancien sous-secrétaire adjoint à la Défense chargé du renseignement, Christopher Mellon, qui milite depuis longtemps en faveur de la transparence concernant les PAN et qui a été à l’origine des articles publiés dans le New York Times et le Washington Post en collaboration avec Luis Elizondo, a publié une analyse accablante et très détaillée du rapport.
Chris Mellon a soulevé quelques anomalies inhabituelles. Il s’est demandé pourquoi le rapport avait été présenté plusieurs mois avant la date prévue et si c’était parce que Kirkpatrick souhaitait clore le dossier avec ses nombreuses erreurs plutôt que de le laisser ouvert à des corrections par son successeur. Il a également fait remarquer qu’Avril Haines, directrice du renseignement national (DNI), n’avait pas approuvé le rapport et s’était donc épargné, ainsi qu’à son bureau, « un embarras considérable », car il a affirmé que « c’est le rapport gouvernemental le plus truffé d’erreurs et le plus insatisfaisant que j’aie lu au cours de mes décennies de service au sein du gouvernement ou depuis ». Mellon ajoute que « le rapport de l’AARO (AAROR) est truffé de centaines d’erreurs malheureuses et d’absurdités concernant l’histoire, la science et les faits présentés dans ses 63 pages, avec « des dizaines – voire plus – d’erreurs sur certaines pages », à commencer par la table des matières qui est en soi une liste d’erreurs. Certaines informations non classifiées ont été omises du rapport, notamment certaines vidéos de PAN.
Mellon signale une irrégularité : le service des relations publiques du ministère de la Défense (DoD) a invité certains médias triés sur le volet (dont le New York Times et le Washington Post, qui ont divulgué les trois vidéos du « Tic-Tac », du « Gimbal » et du « Go Fast » que Mellon lui-même leur avait fournies en 2017) à une séance d’information préalable sur le rapport. Ces médias ont ensuite relayé le rapport et ses erreurs auprès de leur public sans faire appel à des chercheurs et experts tels que Jacques Vallée ou Robert Powell, qui auraient pu signaler les nombreuses erreurs. Il ajoute que cela est caractéristique de l’histoire stigmatisée de la couverture médiatique des PAN depuis la Seconde Guerre mondiale. Les médias spécialisés dans le sujet des PAN, comme « The Debrief », n’ont pas été invités. Aucun de ces experts n’a non plus été consulté pour établir les conclusions de l’AARO. Il s’inquiète de la tendance de la presse à « confondre le sujet des PAN en général avec les allégations selon lesquelles le gouvernement aurait récupéré une technologie extraterrestre ». Il souligne que « la question des PAN est distincte et d’une importance cruciale, quelle que soit la vérité concernant les allégations de récupération de technologies extraterrestres non humaines » et regrette que l’AARO ait été chargée d’enquêter sur cette allégation.
Il ajoute que le public mérite de la transparence concernant les PAN, en particulier face au nombre croissant d’aéronefs de type drone qui déjouent les manœuvres militaires et obligent à déplacer certains équipements vers d’autres sites. Cela montre que le sujet des PAN doit être pris au sérieux pour des raisons de défense nationale. Il explique que le système de classification et de secret est tel que très peu d’informations peuvent être partagées, ce qui engendre des situations mettant en danger la sécurité nationale.
Mellon explique que le mandat légal du Congrès exigeait que ce rapport historique de l’AARO présente l’histoire des PAN et « relative aux » PAN, c’est-à-dire l’histoire des observations et des enquêtes sur les PAN telle qu’elle est consignée dans les archives du gouvernement américain. Cependant, l’AARO a plutôt présenté un résumé de l’historique des enquêtes déficientes menées par le gouvernement américain (USG) sur les PAN. D’autres aspects juridiques ont été délibérément ignorés ou contournés afin de présenter une image différente de celle requise. Par exemple, toutes les tentatives de dissimulation, de camouflage, de manipulation du public et les rapports erronés sur le sujet par la communauté du renseignement ont été omises. Certaines agences menant des enquêtes ou des activités connues en rapport avec les PAN ont été exclues du rapport. Il a également noté que le rôle du « Comité Robertson » de 1953, qui avait pour but de dissimuler et de ridiculiser le sujet et qui a causé l’énorme stigmatisation qui existe encore aujourd’hui, ne figurait pas dans le rapport de l’AARO, contrairement à ce qui avait été demandé. De même, certaines opérations bien connues et documentées de désinformation et de manipulation des passionnés civils de PAN menées pour le compte de l’armée de l’air ont également été omises.
Mellon explique également que les règlements établis par l’ancien organisme chargé d’enquêter sur les PAN, l’UAPTF, prévoyaient un code de confidentialité très strict et que la seule information pouvant être communiquée au public concernait l’augmentation du nombre d’observations de PAN. Il ne pouvait être fait aucune mention du lieu, de l’heure, du type de PAN ou de quoi que ce soit d’autre. Hormis le fait d’informer les médias et le public de l’existence du programme et de sa mission, le Pentagone n’est même pas autorisé à dire que le reste des informations détenues est « classifié ». Il remet en question la nécessité de cette classification excessive et fait valoir que les vidéos du « Tic-Tac », du « Gimbal » et du « Go-Fast » qu’il a rendues publiques dans les articles du New York Times et du Washington Post, ont contribué à la sécurité nationale en étant mises à la disposition des législateurs. Pourtant, cette surclassification est généralement reconnue comme un problème majeur, et il ajoute : « Comme l’a déclaré Avril Haines, directrice du renseignement national (DNI), dans une lettre adressée au Congrès en 2022 : “La surclassification des secrets d’État compromet la sécurité nationale en empêchant la communauté du renseignement de partager des informations critiques et sape la confiance fondamentale que nos citoyens accordent à leur gouvernement.”
Mellon relève une hypothèse extraordinaire de la part de l’AARO. Celle-ci affirme que le projet Manhattan, qui a construit la première bombe atomique, a provoqué des « observations » et des « signalements erronés de PAN ». Et ce, malgré le fait que le projet ait pris fin le 31 décembre 1946, ce qui n’expliquerait donc pas les observations de l’ère moderne des PAN, qui a débuté en juin 1947. De plus, le projet Manhattan n’a lancé aucun véhicule aérien spécial susceptible d’être « identifié à tort » comme un PAN, et rien ne prouve que des civils extérieurs aient jamais confondu le projet Manhattan et les opérations qui lui ont succédé avec des PAN. Cependant, des personnes impliquées dans le projet ont signalé des observations et en ont enregistré des centaines. Bon nombre des PAN signalés par des scientifiques et des militaires ont été décrits soit comme des « phénomènes de boules de feu vertes », soit comme des « disques » volants. Le problème était tel que les scientifiques et les responsables de la sécurité du projet ont mis en place un « plan organisé » dans toute la région, avec des stations et des réseaux de suivi des PAN équipés d’instruments.
Le bureau supérieur des enquêtes spéciales de l’armée de l’air (AFOSI) a dressé un catalogue de 209 observations récentes de « phénomènes aériens inconnus » et de suivis par instruments dans et autour de la région de Los Alamos. Il a envoyé le rapport au directeur de l’agence à Washington DC, accompagné d’une lettre indiquant :
« … la fréquence des phénomènes aériens inexpliqués dans la région du Nouveau-Mexique était telle qu’il fallait mettre en place un système organisé de signalement de ces observations… »… « Parmi les observateurs de ces phénomènes figuraient des scientifiques, des agents spéciaux du Bureau des enquêtes spéciales (IG) de l’USAF, des pilotes de ligne, des pilotes militaires, des inspecteurs de sécurité de Los Alamos, du personnel militaire et de nombreuses autres personnes issues de divers horizons professionnels dont la fiabilité ne fait aucun doute. »
Les observations enregistrées au sein du projet Manhattan correspondaient souvent à celles faites au même moment par des civils. Pourtant, l’AARO ne mentionne que les civils « émerveillés par une technologie qu’ils ne comprennent pas car elle est classée secret défense » et omet de mentionner dans son rapport les observations minutieusement consignées au sein du projet.
L’AARO a également attribué aux civils, qui n’étaient pas au courant des projets secrets, leur manque de compréhension des nouvelles technologies pour expliquer les phénomènes apparemment anormaux observés lors des premières missions spatiales et lunaires. Le bureau indique que ces missions étaient classées ‘Secret d’État’, ce qui empêchait d’expliquer ces observations au public. Mellon soutient que seuls quelques éléments étaient classés ‘Secret d’État’, d’où la retransmission en direct de l’alunissage à la télévision. Il juge également ridicule l’idée que l’œil humain puisse distinguer de petits objets dans l’espace ou près de la Lune. L’AARO explique également que l’explosion des observations dans les années 1940 et 1960 est due à de nouvelles technologies expérimentales dont les civils n’avaient pas connaissance, ajoutant qu’il est compréhensible que les gens aient pu confondre ces technologies avec quelque chose d’extra-terrestre. Le bureau explique que les observations erronées typiques de PAN, comme les soucoupes volantes, proviennent très probablement de lancements de fusées. L’allusion est que les personnes qui avaient vu la mission Apollo et l’alunissage pensaient qu’une soucoupe volante et une fusée étaient le même objet.
Mellon note également que l’AARO a omis 64 000 pages du Projet Blue Book, le projet d’étude des PAN le plus long, et n’a donc pas pu présenter les cas figurant sur ces pages dans son rapport. Et les documents dont ils ont parlé étaient des communiqués de presse de l’époque (qui relayaient les mensonges qu’on leur avait racontés). Mellon nous rappelle que tous les dossiers du Projet Blue Book sont accessibles au public sur un site web et aux Archives nationales.
L’AARO affirme que « plus de la moitié des signalements de PAN examinés dans les années 1950 et 1960 ont été évalués comme étant des vols de reconnaissance américains » et « que les signalements de PAN augmentaient en flèche lorsque l’U-2 était en vol ». Mellon estime que cela signifierait plus de 5 000 U-2 identifiés à tort comme des PAN ou des vaisseaux spatiaux extraterrestres ! Pourtant, contrairement à ce qu’affirme l’AARO, il n’y a pas eu de « pic » dans le nombre d’observations présumées d’« ovnis » U-2, et en réalité, pas un seul cas n’a été signalé. Mellon ajoute que de toutes façons, il n’y a jamais eu autant de vols d’U-2.
Mellon rapporte les récits de Jacques Vallée tirés de ses journaux publiés pour la période 1957-1969, p. 101, dans lesquels il est mentionné que lui-même et le Dr J. Allen Hynek, consultant scientifique sur les PAN pour le projet Blue Book, se sont rendus à Chicago afin de rencontrer le capitaine Hector Quintanilla, chef du projet. Ce dernier affirmait qu’un U-2 avait été signalé comme un ovni en 1951, alors qu’il se dirigeait vers l’Union soviétique. Cela n’a pas pu être le cas, car le U-2 a effectué son premier vol en 1955, et le premier à se rendre en Union soviétique l’a fait en 1956. Ce mensonge aurait été inventé par l’armée de l’air comme une ruse à l’intention de la CIA pour servir ses propres intérêts.
Mellon explique que le projet Blue Book a souvent « avec succès » classé sans suite les observations de civils en les rejetant au motif qu’elles ne fournissaient pas suffisamment de données. Les gens ordinaires signalaient simplement des lumières ou des objets dans le ciel, mais en l’absence de données plus scientifiques telles que la vitesse, la position, etc. le projet Blue Book ne menait aucune enquête. L’attitude dédaigneuse et méprisante des officiers envers les témoins avait également tendance à décourager les signalements et à encourager la stigmatisation.
Mellon explique que le rôle de J. Allen Hynek et d’Edward Ruppelt en tant qu’enquêteurs sérieux a été ignoré, mais qu’on attendait d’eux qu’ils démystifient les idées concernant les « engins extraterrestres récupérés et les êtres extraterrestres ». Pourtant, bien qu’elle ait admis cette manœuvre de duperie , l’AARO a repris la position officielle de l’armée de l’air et « se contente d’affirmer que l’armée de l’air «a déterminé» qu’«il n’y avait aucune menace pour la sécurité nationale, aucune preuve de l’existence de véhicules extraterrestres et aucune preuve soumise à l’USAF ou découverte par celle-ci indiquant que les observations représentaient des développements ou des principes technologiques dépassant le champ des connaissances scientifiques actuelles ».
L’AARO a affirmé ‘qu’il y avait eu une interruption de 40 ans’ pendant laquelle les PAN n’ont fait l’objet d’aucune enquête, depuis la fin du projet Blue Book jusqu’en 2009. Selon Mellon, ce n’est pas vrai, et il cite un certain nombre de cas bien connus, mais aucun n’est aussi célèbre que celui du Tic-Tac de l’affaire Nimitz. C’est l’un des cas qui a conduit, des années plus tard, à la création de l’AARO elle-même. Bien qu’il n’y ait pas eu de projet officiel étudiant les cas de PAN, ceux-ci ont tout de même fait l’objet d’enquêtes menées par diverses divisions ainsi que par l’AAWSAP et l’AATIP. Il est étonnant que l’AARO ne mentionne pas ce cas. De même, l’organisation ne mentionne pas le cas célèbre et très bien documenté de la forêt de Rendlesham au Royaume-Uni en 1980.
L’AARO a également expliqué que ‘les matériaux récupérés à Roswell provenaient du « Projet Mogul », un projet utilisant des ballons équipés de microphones et volant à haute altitude dans l’espoir de capter des signaux lointains émis par les explosions d’essais nucléaires en URSS’. Mellon explique que cela n’est pas possible, car le lancement du ballon a été annulé et que celui-ci a été recyclé pour un autre lancement ultérieur. Il ne s’est jamais perdu et a été entièrement récupéré. De plus, sans jamais donner de détails sur une seule observation, l’AARO rapporte que la plupart d’entre elles sont dues à des « programmes secrets » qui n’avaient rien de secret, comme les missions Apollo. Mais ils fournissent également des listes de véritables satellites secrets, d’avions furtifs et de drones.
Le 2 décembre 1952, dans une note de service intitulée « Objets volants non identifiés », le directeur adjoint de la CIA, H. Marshall Chadwell, écrivait au général Walter B. Smith que « les observations d’objets inexpliqués volant à haute altitude et à grande vitesse à proximité des principales installations de défense américaines sont d’une nature telle qu’elles ne peuvent être attribuées à des phénomènes naturels ni à des types connus d’aéronefs.
Comme l’explique Mellon : La conclusion évidente et logiquement déductible de ces incursions était qu’elles devaient être l’œuvre soit d’un ennemi étranger avancé et non conventionnel (l’Union soviétique), soit d’une intelligence potentiellement extraterrestre. Chadwell a confirmé par la suite que la conclusion à laquelle son collègue et lui-même étaient parvenus était que l’OVNI avait une origine extraterrestre, mais que le comité Robertson avait infirmé cette conclusion. L’AARO se donne beaucoup de mal pour contredire les conclusions de la note.
Mellon présente un tableau des cas identifiés que l’armée de l’air avait soumis au comité Robertson en les qualifiant de « 12 meilleurs cas de PAN non identifiés ». Ces cas étaient si faciles à expliquer de manière prosaïque que le comité les a immédiatement écartés. Ces informations ont ensuite été utilisées pour discréditer les PAN auprès du grand public.
Mellon fait remarquer que l’AARO ne mentionne pas la célèbre étude « Intelligent UFO Motions » du major Dewey Fournet, présentée au comité Robertson de la CIA, qui validait l’hypothèse extraterrestre.
Selon Mellon, le groupe d’étude spécial de la CIA d’août 1952 est peut-être le plus truffé d’erreurs de tout le rapport de l’AARO (pp. 16-17), car selon lui, il semble que tout soit complètement faux, même les dates et les noms du personnel de la CIA et des membres du groupe, sans compter l’omission de faits importants.
L’AARO a omis de mentionner l’un des événements liés aux PAN les plus célèbres de l’histoire : le « Carrousel de Washington ». Au cours de deux week-ends consécutifs, les 19 et 20 ainsi que les 26 et 27 juillet 1952, des ovnis ont survolé le Capitole à Washington, un événement resté célèbre. Les avions à réaction de l’armée de l’air se sont révélés incapables d’arrêter les ovnis et le président Truman, mécontent, a demandé une enquête sur la manière dont l’armée de l’air avait géré l’affaire. L’AARO a commis de nombreuses erreurs, notamment en omettant de préciser que l’enquête avait été ordonnée par le président, mais en affirmant à la place qu’elle avait été ordonnée par le directeur adjoint du renseignement de la CIA, et en donnant un nom erroné, comme ce fut le cas pour la plupart des personnes impliquées dans l’étude. Mellon cite une liste d’erreurs trop longue pour être répétée ici, mais nous pouvons mentionner que l’AARO n’a pas signalé que le rapport concluait que « le projet Blue Book de l’armée de l’air consacré aux phénomènes aériens non identifiés avait échoué aux quatre étapes du processus de renseignement — Échec de la collecte de renseignements, échec de l’analyse, échec de la production, échec de la diffusion ».
Mellon retrace une longue histoire de luttes intestines, de trahisons, d’incompétence et de tromperies qui finit par démontrer que, bien que l’armée de l’air fût consciente d’une menace réelle liée aux phénomènes aériens non identifiés, elle a induit la CIA en erreur à ce sujet. Aucun élément de cette histoire bien documentée n’a été rapporté par l’AARO.
Il explique en détail les manœuvres de diversion utilisées pour tromper le citoyen ordinaire qui lirait le rapport, dévoilant les tactiques employées pour dissimuler le nombre de cas ou les classer dans des catégories qui n’alarmeraient pas le public. Mais fort de nombreuses années passées au plus haut niveau des services de renseignement, Mellon ne s’est pas laissé berner par les omissions et la manipulation des données et des chiffres du rapport et a pu révéler ce que l’AARO s’était efforcée de cacher : 314 cas non identifiés sur 510 cas signalés! Cela représente un pourcentage considérable de 62 % de cas inexpliqués/non identifiés. Mellon poursuit en mettant au jour de nombreuses données obscures, difficiles à décrypter pour les non-initiés, et déclare : « Environ chaque année, le nombre cumulé total de rapports de PAN a augmenté (passant de 143 à 314 puis à 600). Cela suggère qu’environ tous les ans, les nouveaux rapports ajoutés, censés présenter une meilleure « qualité des données », étaient plus inexplicables et non pas mieux résolus grâce à ces meilleures données ».
Il a ajouté que, comme pour le projet Blue Book, plus les données s’améliorent, plus il est difficile d’expliquer les observations. L’AARO partage également trop peu de données pour permettre un examen scientifique, une vérification et une critique. Mellon affirme que l’AARO se comporte exactement comme le Blue Book l’a fait : afin de « se débarrasser » du problème des PAN, et il expose en détail les divers outils utilisés à cette fin. Mellon remarque également que, bien que de nombreux scientifiques aient observé des PAN, l’AARO n’en fait pas mention.
Mellon nous rappelle que les deux conclusions principales de l’AARO, telles qu’elles sont présentées au début du résumé de son rapport, sont les suivantes :
L’AARO n’a trouvé aucune preuve indiquant qu’une enquête du gouvernement américain, une recherche universitaire ou un comité d’examen officiel ait confirmé qu’une observation d’un phénomène aérien inexpliqué correspondait à une technologie extraterrestre.
L’AARO n’a trouvé aucune preuve empirique étayant les allégations selon lesquelles le gouvernement américain et des entreprises privées auraient procédé à une ingénierie inverse de technologies extraterrestres.
Contrairement au mandat du Congrès, l’AARO ne mentionne pas la question de la « stigmatisation », activement encouragée par l’armée de l’air et la CIA, ainsi que par d’autres agences, et documentée par des témoignages de membres actifs de la communauté du renseignement (IC) qui ont mené des opérations contre des civils et des responsables politiques, diffusant de la désinformation et de faux documents afin d’entretenir la stigmatisation et la peur.
Mellon se demande également pourquoi l’AARO n’a pas trouvé d’« accords de confidentialité (NDA) » alors qu’elle en avait la possibilité. Comme exemple, il relate l’histoire de militaires qui ont dû signer un accord de confidentialité après avoir été témoins d’un phénomène aérien inexpliqué.
Mellon pose alors la question cruciale : « L’AARO est-il un projet scientifique ou un service de renseignement ? ». Il explique que, bien qu’ils prétendent recourir à la fois à l’analyse scientifique et à celle des renseignements, ils écartent en réalité les rapports de renseignement, tels que les observations, lorsqu’ils ne peuvent les expliquer à l’aide des connaissances scientifiques actuelles. Ainsi, tout objet observé se déplaçant selon des lois physiques encore inconnues est rejeté comme « non crédible ». Comme le fait valoir Mellon, si ces objets représentent une technologie de pointe, peut-être extraterrestre, nous ne pouvons pas nous permettre de rejeter les rapports simplement parce que nous ne comprenons pas cette technologie. C’est pourtant ce que fait l’AARO. Il nous rappelle que le Dr Hynek a dénoncé la politique du Blue Book selon laquelle « cela ne peut pas être : donc ce n’est pas », et ajoute :
« C’est pourquoi le Dr Kirkpatrick affirme qu’il n’existe aucune information « crédible » concernant des engins démontrant des capacités qui défient notre compréhension scientifique actuelle : « L’AARO n’a trouvé aucune preuve crédible à ce jour d’activité extraterrestre, de technologie extraterrestre ou d’objets qui défient les lois connues de la physique ». Et ce, malgré le témoignage du commandant David Fravor de l’escadron de la Marine et de ses collègues impliqués dans l’incident du Nimitz, étayé par des enregistrements de données radar, infrarouges et électro-optiques spectaculaires. L’AARO ne mentionne même pas le cas du Nimitz ni son enquête dans son rapport historique sur les PAN, pourtant qualifié de « complet », « exhaustif » et « précis ».
Mellon nous rappelle que le PAN « Tic-Tac », observé par trois pilotes hautement qualifiés et leurs opérateurs de systèmes d’armes, ainsi que par plusieurs opérateurs radar et techniciens , « a fait preuve d’une accélération à force g élevée et presque instantanée ; a atteint une vitesse hypersonique sans bang sonique ; ne présentait aucun signe de friction, de plasma ou de propulsion évidente, malgré les vitesses extrêmes qu’il a atteintes (vitesse maximale estimée à 145 000 km/h sur 19 km, passant de 0 à 145 000 km/h puis à 0, le tout en 0,78 seconde, avec une accélération de 5 000 g). L’engin blanc sans ailes, estimé à 14,3 mètres, en forme de «Tic Tac», semblait ainsi résister à des forces g bien supérieures à celles que peut supporter n’importe quel avion, fusée ou missile de cette taille construit par l’homme. Le commandant d’escadron de la Marine, un homme dur, à la tête des Black Aces, n’a pas pu trouver d’explication terrestre à ce que lui et ses collègues ont observé, et il l’a clairement indiqué dans un témoignage sous serment devant le Congrès. N’est-ce pas pertinent ?
Il ajoute :
« Quel aspect de cette affaire devrait être écarté comme « non crédible » et pourquoi ? Pourquoi nous donnons-nous même la peine de demander aux pilotes de signaler les PAN si nous ne les jugeons pas crédibles ? Pourquoi cette affaire n’est-elle pas considérée comme une preuve convaincante, bien que non absolument concluante, de la présence dans l’atmosphère terrestre de véhicules si avancés que nous ne pouvons ni comprendre ni reproduire leurs performances ? Quelles preuves l’AARO accepterait-elle? et l’AARO va-t-elle appliquer une règle tacite de la science académique d’aujourd’hui qui ne voit pas la science de demain, et qui déclare donc arbitrairement que cela n’a pas pu se produire, parce que nous ne comprenons pas ce qui a été signalé ?».
Kirkpatrick et l’AARO ont commodément « oublié » de mentionner ces fameux PAN que la marine a admis ne pas pouvoir identifier, car ils devaient bien savoir que leurs manœuvres de diversion ne résisteraient pas à un examen minutieux. S’ils avaient eu une explication scientifique solide, ils l’auraient mentionnée dans leur rapport. Kirkpatrick préfère de loin s’adresser à un public avide d’entendre des arguments démystifiant les PAN.
Ce qui nous ramène à notre point de départ, à la conférence de l’Association des sceptiques, où l’amiral Gallaudet a confronté le Dr Kirkpatrick. Si vous vous souvenez bien, le rapport de l’AARO dont nous avons parlé plus haut date de mars 2024. Kirkpatrick était déjà parti à cette époque, mais pourtant, en avril 2026, bien qu’il n’ait pas mené de recherches sur le sujet depuis plus de deux ans, Kirkpatrick avance de nouvelles explications sans fondement concernant le « Tic-Tac » et le « Gimbal » (également connu sous le nom de « cube dans une sphère ») qu’il avait pourtant « oubliés » dans le rapport. Ce qui suit illustre parfaitement les arguments de Chris Mellon.
RETOUR À LA CONFÉRENCE DES SCEPTIQUES
Sean Kirkpatrick : « La plupart des observations et des récits qui s’y rapportent, en particulier ceux qui ont été rendus publics, ont toujours omis de prendre en compte certaines des explications les plus évidentes : les cubes de réflexion radar et les sphères d’étalonnage. Un autre de mes sujets de prédilection : les phénoménologies des capteurs et les configurations de test. Je vais maintenant parler très rapidement de certaines phénoménologies des capteurs. Bon, un radar… La plupart d’entre vous savent comment fonctionnent les radars, n’est-ce pas ? Il envoie une impulsion, capte la réflexion, l’impulsion revient, il la recueille. Mais aujourd’hui, il y a un moteur algorithmique derrière tout ça. Il y a un moteur de fusion. Ce sont des systèmes basés sur l’IA qui accélèrent la façon dont nous prenons ces données et les transformons en informations.
Que se passe-t-il lorsqu’une toute nouvelle forme d’onde radar est testée et qu’elle rencontre un objet semi-transparent au radar ? Peut-être que j’obtiens une impulsion manquante. Peut-être que je n’obtiens qu’une impulsion sur cinq, selon ce sur quoi elle se réfléchit. Et quand je constate cela, si vous observez comment les moteurs de fusion interprètent ensuite ces informations manquantes, ils tentent d’extrapoler vers le point de données suivant. Et quand il fait cela, on obtient des résultats vraiment passionnants, du genre : « Hé, cet objet a accéléré de 0,5 Mach à 2,5 Mach en une demi-seconde ». Mais ce n’est qu’en extrayant les données brutes et en examinant chaque train d’impulsions individuellement qu’on comprend: « Oh, il a manqué ces données, et maintenant, si je simule cela dans le moteur de fusion, je peux recréer cet effet ». Cela s’est produit souvent et cela arrive vraiment quand on teste de nouvelles formes d’onde, comme lorsque la DARPA teste de nouvelles formes d’onde, ce qui s’est produit sur le Nimitz. C’est très passionnant. Les cubes de réflexion radar et les sphères d’étalonnage. Nous les utilisons pour étalonner nos radars. C’est à cela qu’ils servent. Ce sont essentiellement des ballons contenant des réflecteurs radars que nous lançons et sur lesquels nous tirons avec nos radars. Nous captons les échos qu’ils renvoient. Nous les utilisons pour l’étalonnage, pour les configurer. C’est génial. Il existe donc un programme de la CIA peu connu, déclassifié, datant de la fin des années 80, je crois, peut-être des années 90. Et ce programme déclassifié consistait essentiellement à prendre des cubes de réflexion radar, des sphères d’étalonnage, à les faire glisser sous l’eau au large des côtes de nos adversaires, à les faire sortir de l’eau, puis à s’asseoir et à observer ce qui se passe : « Combien y en a-t-il ? Quels sont leurs radars ? Quand les activent-ils ? Quel est leur temps de réponse ? » Exactement. Vraiment cool. Pourquoi personne ne ferait ça à nous ?
C’est là que l’amiral Gallaudet est intervenu:
Tim Gallaudet : « Sean, puis-je vous poser une question ? Je suis ravi de vous rencontrer en personne pour la première fois. Euh, mais à propos du Nimitz… J’ai rencontré les quatre pilotes qui ont observé visuellement le contact. Et comment expliquez-vous cela ? »
Sean Kirkpatrick : « Je l’explique par plusieurs éléments. Premièrement, parce que j’ai moi aussi discuté avec eux, et nous avons conclu que l’eau sous l’objet principal qui était observé, euh, remontait à la surface, et non descendait, ce qui signifie que l’objet sortait de l’eau, et non y plongeait. Il n’exerçait pas de pression vers le bas. Il n’y avait aucune propulsion associée à cet objet. Il y a donc plusieurs éléments à prendre en compte ici. Premièrement, il existe une illusion d’optique très intéressante appelée « parallaxe » à laquelle les pilotes sont sensibles. Je suis certain que cela a joué un rôle, puisque nous parlons de 2004. C’est il y a longtemps, et les gens ne s’en souviennent plus. Nous disposons de données d’observation concrètes qui suggèrent que, quelle que soit la nature de cette chose, elle est sortie de l’eau et ne se déplaçait pas au-dessus de celle-ci. Et puis, il y a le radar. Beaucoup de gens aiment mettre en avant le radar. En réalité, le radar était en phase de test par la DARPA pour un nouvel étalonnage. Il subissait des tests intensifs et toutes ces anomalies provenaient de ce radar. Alors, est-ce que je peux l’affirmer à 100 % ? Non. Mais c’est sacrément plus convaincant et réaliste qu’une bande d’extraterrestres.
Tim Gallaudet : Je ne parle pas d’extraterrestres, mais c’est sorti de l’eau et s’est ensuite dirigé vers le CAP point. Et ce sont des pilotes expérimentés…
(Le « point CAP » dont parle Gallaudet est un point de rendez-vous hautement confidentiel dans l’espace aérien, connu uniquement des personnes impliquées dans l’opération. Pourtant, comme l’a témoigné le commandant David Fravor, le Tic-Tac s’est positionné au point CAP, situé à 60 miles de là, en moins d’une minute).
Sean Kirkpatrick : « Je comprends que ce sont des aviateurs expérimentés, mais ce sont aussi des aviateurs qui, comme tout le monde, sont sujets aux illusions d’optique. Et aucune donnée ne suggère que cette chose soit allée du point A au point B. Ce n’est qu’un témoignage visuel. N’est-ce pas ?
Une autre personne : « Ils peuvent observer des phénomènes comme l’état de l’eau, des phénomènes hydrauliques liés à l’eau ? »
Sean Kirkpatrick : « C’est ce que je leur ai demandé de recréer pour moi. Ce qu’ils ont vu sur l’eau, c’était un courant ascendant, pas un courant descendant. À l’endroit d’où l’objet est sorti. »
Quelqu’un : « Quel objet ? »
Sean Kirkpatrick (en désignant Tim Gallaudet et visiblement réticent à répondre) : Euh… le tic tac.
Une autre personne : Mais cela aurait-il pu être autre chose ?
Sean Kirkpatrick : Non, cela n’aurait pas pu être autre chose.
Tim Gallaudet : « Eh bien, Sean, je vous respecte énormément. Je m’appelle Tim Gallaudet, amiral à la retraite, ancien administrateur de la NOAA (Administration Nationale Océanographique et Atmosphérique). Je suis titulaire d’un doctorat en océanographie, et je n’ai aucune autre explication géophysique à ce qu’ils ont observé à ce sujet. Mais oui, très bien si c’est ce que… »
Sean Kirkpatrick : « Je ne suggérais pas que c’était géophysique. Je suggère que c’est probablement l’une de ces sphères d’étalonnage qui a jailli de l’eau. Et cela aurait-il pu provenir de quelqu’un d’autre ? Absolument. Car comme je l’ai dit, à la fin des années 80, nous avons déclassifié le programme de la CIA. Il n’y a absolument aucune raison de croire que quelqu’un d’autre n’aurait pas fait cela dans nos zones d’essai et que nous ne l’aurions pas su, car notre réseau SOSUS n’est pas si performant que ça. Donc... »
(SOSUS -Sound Surveillance System – système de surveillance sonore) était le nom d’origine d’un système de détection de sous-marins basé sur un sonar passif développé par la Marine des États-Unis pour suivre les sous-marins soviétiques).
Tim Gallaudet : « Waouh. Bon, c’est une excellente idée d’aborder ce sujet ici, en public, car si notre zone SOSUS et notre zone d’entraînement de la côte ouest...
Sean Kirkpatrick : « au début des années 2000 »...
Tim Gallaudet : « sont infiltrées par des adversaires comme les Chinois, c’est un sujet de discussion vraiment important, n’est-ce pas ? »
Sean Kirkpatrick : « Oui, tout à fait. »
Tim Gallaudet : « Pourquoi le Congrès n’enquête-t-il pas là-dessus ?
Sean Kirkpatrick (sarcastiquement) : « Oh, c’est une excellente question. Pourquoi ne la leur posez-vous pas ? »
Le public rit...
Tim Gallaudet : « Ça me plaît. Oui, c’est tout à fait ça. »
Sean Kirkpatrick: « Pourquoi ne font-ils pas ça plutôt que d’autres choses ? Bon, passer en revue tout ça est difficile, surtout plus on remonte dans le temps, ce qui m’amène au point suivant. Il existe une corrélation inverse entre la date à laquelle un événement s’est produit et la quantité de données disponibles pour l’analyser. Donc, plus on remonte dans le temps, moins il y a de données à analyser, ce qui signifie que tout le monde peut spéculer autant qu’il le souhaite. On ne saura jamais vraiment. Et c’est un problème, n’est-ce pas ? Et j’ai dit au Congrès: « Vous pouvez continuer à me poser toutes les questions que vous voulez sur le Nimitz, mais tant que personne ne dispose de données brutes réelles à analyser, les rapports visuels ne constituent pas des preuves. C’est un point de départ pour une enquête qui nécessite des données et davantage de preuves ».
Quelqu’un pose une question que nous n’entendons pas...
Sean Kirkpatrick : « Ce que Ryan nous a décrit, c’était donc une sphère contenant un cube. Or, une sphère contenant un cube, c’est une sphère d’étalonnage. C’est ce qu’il a décrit. »
La même personne : « Mais c’est quelque chose que le grand public ne saurait pas ! »
Sean Kirkpatrick : « C’est tout à fait vrai. Et pourtant, en tant qu’aviateur, il devrait le savoir, n’est-ce pas ? »
Et la conférence se poursuit avec des récits remettant en cause les pilotes, les témoins, le Congrès.
LE PILOTE DE CHASSE CONTRE-ATTAQUE
Le « Ryan » dont Kirkpatrick parle et qu’il dénigre n’est autre que le pilote de F-18 Ryan Graves qui, le 26 juillet 2023, a témoigné devant le Congrès au sujet d’un PAN décrit comme un cube dans une sphère se faufilant entre deux F-18 Super Hornet. Pilote expérimenté connu pour son esprit très analytique, Graves a expliqué que ces observations ne sont pas rares, mais qu’elles sont en réalité courantes, observées presque tous les jours par les pilotes. Ces objets ne possèdent aucun moteur ni panache de réacteur visible, semblent atteindre des vitesses hypersoniques, volent à des altitudes variées allant de juste au-dessus de l’océan jusqu’à 35 000 pieds, et semblent capables d’effectuer des accélérations et des virages très rapides auxquels aucun pilote humain ne survivrait. On les observe souvent à des altitudes très élevées, entre 30 000 et 35 000 pieds (environ 9 km à 10,5 km), et parfois au cœur d’ouragans de catégorie 4, sans qu’ils ne bougent.
En janvier 2024, Kirkpatrick, après avoir quitté l’AARO, a déclaré que les ovnis « cubes dans des sphères » étaient « probablement des drones sphériques de nouvelle génération qui se déplacent avec une grande précision ». (Notez qu’il a donné une explication différente lors de la conférence des sceptiques).
Cette évaluation désinvolte a été vivement critiquée, notamment par Ryan Graves lui-même, qui était en total désaccord avec Kirkpatrick, avançant les arguments suivants :
Cinématique impossible : Graves a écarté l’hypothèse des drones courants, affirmant que les objets observés par son escadron faisaient preuve de capacités impossibles, comme celle de rester immobiles sous des vents de catégorie 4.
Incohérence des performances : Alors que Kirkpatrick évoque les technologies émergentes en matière de drones, Graves soutient que la vitesse et la maniabilité des objets qu’il a observés dépassent de loin celles de tout drone connu.
Incohérence chronologique : Graves a rapporté que ces incidents se produisaient fréquemment, parfois quotidiennement, vers 2014-2015, alors que la technologie à laquelle Kirkpatrick fait référence date souvent de bien plus tard.
Risque pour la sécurité : Graves a noté que ces objets volaient entre des avions de chasse F-18 et étaient suffisamment proches pour susciter des inquiétudes en matière de sécurité, faisant valoir qu’un adversaire étranger ne serait pas susceptible de tester des drones de cette manière dans l’espace aérien américain restreint sans être détecté.
Ryan Graves a fondé « Americans for Safe Aerospace », un site web destiné aux pilotes civils, commerciaux et militaires, au personnel au sol ainsi qu’aux témoins en mer ayant signalé des observations de PAN dans le ciel ou en mer (objets submergés non identifiés – USNI). Toute personne ayant été témoin d’un événement qu’elle souhaiterait signaler peut le faire en toute confidentialité.
Mais ce n’est pas tout ce que Kirkpatrick a à dire sur l’objet en question:
En juillet 2024, Marik Von Rennenkampf, journaliste au Hill et contributeur de « News Nation », a rendu compte d’un échange qu’il a eu avec Kirkpatrick lorsqu’il a soulevé quelques irrégularités qu’il avait remarquées, provenant soit de Kirkpatrick, soit de l’AARO.
L’une d’entre elles concernait le fait que Kirkpatrick avait expliqué que la signature infrarouge forte et hautement anormale dans la vidéo « Gimbal » était probablement due à un « éblouissement » causé par la réflexion du soleil, alors que la vidéo avait été tournée de nuit ! Kirkpatrick a également affirmé que la rotation « en escalier » anormale dans la vidéo « Gimbal » était due à une compression de l’image.
Von Rennenkampff se demande comment le directeur de l’AARO pouvait en savoir si peu sur la vidéo de PAN la plus célèbre et la plus reconnaissable au monde. La vidéo « Gimbal » est l’une des trois vidéos divulguées dans l’article du New York Times, aux côtés de celles du « Tic Tac » et du « GoFast ». Von Rennenkampf a déclaré : « De même, Kirkpatrick a approuvé une analyse de la NASA profondément erronée de la célèbre vidéo « GoFast », affirmant : « GoFast » a en fait été expliquée par le panel de la NASA. Ils ont fait du bon travail en la décortiquant. » Mais après que j’ai signalé les erreurs flagrantes de l’étude à Kirkpatrick, il m’a répondu : « Je n’ai pas examiné l’analyse de la NASA ».
Von Rennenkampff n’est pas seulement un journaliste spécialisé dans les PAN. Ses conclusions s’appuient sur les années qu’il a passées en tant qu’analyste au Bureau de la sécurité internationale et de la non-prolifération du Département d’État américain. Vous pouvez consulter son analyse détaillée du « Gimbal » ici.
Von Rennenkampff poursuit en affirmant qu’il a tenté de clarifier plusieurs points avec Dr Kirkpatrick mais en particulier la raison pour laquelle l’AARO a grossièrement déformé la première étude véritablement scientifique sur les PAN. Bien que Battelle, dans le « Rapport spécial n° 14 du Projet Blue Book », ait constaté que 33 % des rapports sur les PAN de la plus haute qualité, disposant de données suffisantes pour être évalués, étaient « inexpliqués », l’AARO, dans le volume 1 de son « Historical Records Review », a faussement affirmé que l’analyse scientifique de Battelle avait conclu que « tous les cas disposant de données suffisantes avaient été résolus et étaient facilement explicables ».

ARRIVÉE SUR SCÈNE DES LANCEURS D’ALERTE
Sentinel News a rapporté à plusieurs reprises l’exaspération envers l’AARO et le Dr Sean Kirkpatrick parmi les députés, notamment en raison des allégations de représailles formulées par des lanceurs d’alerte. La « loi de 1989 sur la protection des lanceurs d’alerte » est une loi fédérale américaine qui protège les employés fédéraux et les candidats à un poste fédéral contre les représailles pour avoir divulgué des activités gouvernementales illégales ou inappropriées, notamment la mauvaise gestion, le gaspillage, l’abus d’autorité ou les dangers pour la santé publique. Elle interdit les mesures disciplinaires à titre de représailles et est appliquée par le Bureau du conseiller spécial (OSC) et le Conseil de protection du système du mérite (MSPB).
L’AARO a pour mission de recueillir les dépositions des lanceurs d’alerte et de les protéger contre les représailles, mais ce n’est pas ce que les députés et les sénateurs ont entendu de la bouche des lanceurs d’alerte à huis clos. Ils avaient déjà entendu David Grusch, le lanceur d’alerte le plus célèbre, affirmer lors de son témoignage devant le Congrès sous serment en juillet 2023 qu’il avait subi des représailles brutales visant à lui nuire tant sur le plan professionnel que personnel pour avoir rendu compte de ses propres conclusions, alors qu’il avait justement été chargé de cette mission. Il a ajouté qu’il craignait pour sa vie et, lorsqu’on lui a demandé s’il connaissait des personnes qui avaient été assassinées, il a répondu qu’il devait faire attention à ce qu’il disait, mais qu’il avait orienté les personnes au courant vers les autorités compétentes.
Il a également mentionné que d’autres collègues avaient subi un traitement similaire. En 2022, David Grusch est devenu le premier fonctionnaire de l’histoire des États-Unis à déposer une plainte auprès de l’Inspecteur général de la communauté du renseignement (ICIG). L’Inspecteur général a jugé sa plainte « crédible et urgente » pour le Congrès et un résumé a été immédiatement transmis au Directeur du renseignement national (DNI) et aux commissions parlementaires du renseignement, la JPSCI et la SSCI. Grusch a témoigné à huis clos.
Le 31 octobre 2023, lors d’une table ronde à huis clos avec la presse, Kirkpatrick a déclaré :
« Je ne dispose actuellement d’aucune preuve attestant de l’existence d’un quelconque programme visant à procéder à une ingénierie inverse de tout programme extraterrestre lié aux PAN. Nous sommes légalement tenus de convoquer les lanceurs d’alerte ou autres personnes interrogées qui pensent qu’un tel programme existe, car ils pourraient détenir des informations à ce sujet. Nous ne disposons d’aucune de ces preuves pour l’instant. Et pourquoi devraient-ils venir nous voir ? Eh bien, ils devraient venir nous voir parce que, en fait, la loi stipule que nous sommes l’autorité compétente à laquelle ils doivent s’adresser ; ils sont protégés par la loi sur les lanceurs d’alerte, dont les protections ont été étendues à la législation de l’année dernière, et nous disposons de mécanismes de sécurité permettant de les faire venir de manière anonyme et confidentielle, d’écouter ce qu’ils ont à dire, d’examiner ces informations et de les protéger si elles sont véritablement classifiées. Et si elles ne sont pas classifiées, nous pouvons également en valider la véracité’.
En 2023, Ross Coulthart, qui a été le premier à présenter David Grusch au public, avant même ses auditions, a expliqué : « David Grusch m’a avoué qu’il avait contourné l’AARO parce qu’il ne lui faisait pas confiance. Il ne faisait pas confiance à Sean Kirkpatrick. Il s’est adressé directement au Congrès et à l’Inspecteur général. Et s’il a agi ainsi, c’est parce qu’il ne croyait pas que ses allégations feraient l’objet d’une enquête en bonne et due forme. Nous sommes aujourd’hui dans une situation où la législation prévoit que l’AARO doit être gérée par le secrétaire à la Défense et lui rendre des comptes. Au lieu de cela, elle est maintenue au sein du bureau du sous-secrétaire à la Défense, chargé du renseignement et de la sécurité, qui est précisément l’agence au sein du Pentagone dont Lou Elizondo et d’autres me disent qu’elle est responsable d’une partie de la dissimulation ».
Comme Coulthart l’a rapporté, l’AARO a en effet déployé des efforts très évidents pour dissuader les lanceurs d’alerte de se manifester, car elle n’avait ni site web, ni numéro de téléphone, ni adresse e-mail. La page Twitter de l’AARO n’a publié aucun tweet. David Grusch n’est pas le seul lanceur d’alerte à ne pas faire confiance à l’AARO. Coulthart a déclaré que certains venaient le voir pour lui demander comment ils pouvaient signaler leurs preuves, et il leur a recommandé de s’adresser à l’Inspecteur général de la Commission du renseignement, à l’Inspecteur général des forces de défense ou à la Commission sénatoriale du renseignement avec leurs preuves. Mais la méfiance peut être contagieuse, et c’est pourquoi certains d’entre eux se sont adressés directement au Congrès, d’autres à des journalistes tels que Ross Coulthart (Jake Barber, Don Paul Bales, le colonel John Blitch et d’autres qui ont souhaité rester anonymes par crainte de représailles), ainsi qu’à Jérémy Corbell et George Knapp du podcast « Weaponized » (Matthew Brown).
Comme l’a rapporté Ross Couthart au début de cet article, Kirkpatrick a quitté ses fonctions le 12 décembre 2023. Le 7 novembre 2023, dans un article de Politico, Kirkpatrick avait déclaré : « Je suis prêt à passer à autre chose. J’ai accompli tout ce que j’avais dit que j’allais faire », ajoutant qu’il souhaitait encore mener à bien quelques tâches, notamment finaliser le premier volume d’une revue historique sur la question des PAN avant de partir” (voir chapitre cinq).
Pourtant, le 19 janvier 2024, dans un article publié par Scientific American, Kirkpatrick donne une version différente des raisons de son départ :
« Après avoir minutieusement constitué une équipe de collaborateurs hautement talentueux et motivés et travaillé avec eux pour développer une stratégie rationnelle, systématique et fondée sur la science afin d’étudier ces phénomènes, nos efforts ont finalement été submergés par des allégations sensationnelles mais non étayées qui ignoraient les preuves contradictoires tout en captant l’attention des décideurs politiques et du public, alimentant des batailles législatives et dominant le discours public. Cette tempête de récits fantaisistes, d’affabulations et de récits de seconde ou troisième main a entraîné une frénésie sur les réseaux sociaux et un investissement considérable de temps et d’énergie de la part du Congrès et de l’exécutif pour enquêter sur ces soi-disant allégations — comme si nous n’avions rien de mieux à faire ».
Il a ensuite déconstruit et ridiculisé le témoignage de David Grush, affirmant qu’il avait été « raconté et répété par un petit groupe de croyants interconnectés aux intentions peut-être peu honnêtes ».
Il soutient qu’il est impossible qu’aucun président, aucun agent des services de renseignement ou membre du Congrès n’ait eu connaissance d’un programme secret. Il ajoute que l’idée d’un programme secret visant à récupérer et à procéder à la rétro ingénierie d’OVNIS est un récit propagé par l’AATIP, Robert Bigelow et le sénateur Harry Reid. Il a déclaré que l’argent des contribuables avait été détourné pour financer des recherches au Skin Walker Ranch.
Il a ajouté que le rapport historique de l’AARO (qui était en cours de préparation à l’époque) démontrera que «bon nombre des allégations circulant proviennent de divulgations involontaires ou non autorisées de programmes américains légitimes ou de R&D connexe qui n’ont rien à voir avec des questions ou des technologies extraterrestres».
Il poursuit en soulignant l’importance de la mission de l’AARO, qui consiste à comprendre ce dont les pilotes sont témoins, mais affirme que les médias diffusent ces récits plus rapidement que la science et les évaluations par les pairs ne peuvent les valider. Il critique le public et certains membres du Congrès pour accepter des récits sans preuves scientifiques. Il critique ceux qui présentent leurs preuves par le biais d’allégations sensationnalistes plutôt que de s’adresser à l’AARO (une référence claire aux lanceurs d’alerte qui se sont tournés vers des journalistes tels que Ross Coulthart, Jeremy Corbell et George Knapp).
Il conclut en louant l’équipe de l’AARO et la qualité de son travail. Il s’agit de la même équipe qui a rédigé le rapport historique si vivement critiqué par les experts au chapitre cinq.
En novembre 2024, Jon Kosloski a été nommé nouveau directeur de l’AARO, succédant à Tim Phillips. Son arrivée a suscité des espoirs et un certain optimisme quant à un changement du mode de fonctionnement existant, mais Kirkpatrick avait pris ses devants...
Dans une interview avec Donald Trump Junior, Ross Coulthart nous a donné un aperçu de ce qu’impliquait de succéder au Dr Sean Kirkpatrick :
« Je parle, Don, de scientifiques impliqués dans le programme et de ces témoins, qui sont des militaires ayant réellement travaillé au plus haut niveau de l’armée, dont l’un a servi dans la ‘Delta Force’*, et qui s’expriment pour la première fois en exclusivité sur ce qu’ils savent de ces programmes, ainsi que sur leur rôle direct dans la récupération de ce qu’ils affirment être des vaisseaux extraterrestres. Ils n’ont pas agi à la légère, ils ont en fait fait ce qu’il fallait : ils ont transmis ces informations au Pentagone. C’est là le véritable nœud du problème. Je peux vous dire, avec leur autorisation, qu’ils ont transmis ces informations au Dr Sean Kirkpatrick de l’All-Domaine Anomaly Resolution Office, le bureau du Pentagone chargé des ovnis. Il était au courant de tout cela et pourtant, il a déclaré autre chose au Congrès. C’est quelque chose qui devrait faire l’objet d’une enquête. Ils m’ont dit qu’ils avaient présenté des preuves irréfutables, y compris des images de PAN, au Dr Sean Kirkpatrick de l’AARO et qu’il n’en a rien fait, et Don, c’est une véritable préoccupation, et quelque chose pour lequel j’exhorterais votre père à ordonner une enquête. S’il vous plaît, le public a le droit de savoir cela. Lorsque le Dr Jon Kosloski, qui est un type bien, d’après ce qu’on m’a dit, et qui a pris la tête de l’AARO, lorsqu’il a pris ses fonctions à la fin de l’année dernière, il n’a pas pu trouver - lorsqu’il a été approché par la même équipe qui était venue lui communiquer ces informations - il n’a pas pu trouver ces informations au sein du bureau du Pentagone chargé des ovnis. Elles avaient disparu ! Et donc, au sein même du bureau qui a été mis en place par le ministère de la Défense pour enquêter sur cette question et qui est censé vous révéler, à vous, à moi et au grand public, la vérité sur ce que le gouvernement sait réellement de PAN, il semblerait que ces informations se soient en quelque sorte “perdues”. »
* Le 1er détachement opérationnel des forces spéciales – Delta (1st SFOD-D), également connu sous le nom de Delta Force, est une force d’opérations spéciales de l’armée des États-Unis placée sous le commandement opérationnel du JSOC. Les missions de cette unité concernent principalement la lutte contre le terrorisme, le sauvetage d’otages, l’action directe et la reconnaissance spéciale, souvent contre des cibles de grande valeur. C’est l’une des forces chargées d’exécuter les missions les plus complexes, secrètes et dangereuses ordonnées par le président des États-Unis et le secrétaire à la Défense.
En février 2025, Tim Burchett a présenté la loi sur la divulgation des PAN (UAPDA), dans le cadre de la version finale de la loi sur l’autorisation de la défense nationale (NDAA) pour l’exercice 2026. Il a également présenté H.R.5060 - UAP Whistleblower Protection Act. Cela aurait permis aux lanceurs d’alerte de se manifester plus facilement sans craindre d’intimidation ou de représailles, mais comme l’explique Ross Coulthart, ces projets de loi ont été bloqués au Congrès à la demande de l’industrie aérospatiale de défense, celle-là même qui détiendrait des ovnis et aurait procédé à la rétro-ingénierie de certains d’entre eux.
Le 9 septembre 2025, lors d’une audition de la commission de surveillance de la Chambre des représentants sur le thème « Restaurer la confiance du public grâce à la transparence sur les PAN et à la protection des lanceurs d’alerte », au cours de laquelle la représentante Anna Paulina Luna a qualifié Kirkpatrick de « menteur avéré », des témoins ont affirmé que l’AARO avait ignoré les rapports d’observations des témoins ainsi que les signalements d’intimidation ou de représailles.
Jeffrey Nuccetelli, ancien combattant de l’US Air Force, a déclaré dans son discours d’ouverture que « la transparence est le fondement de la vérité. Sans elle, des témoins comme nous sont ignorés. Protégez les témoins. Beaucoup gardent le silence par crainte pour leur carrière, leur réputation et la sécurité de leur famille ». Après avoir signalé une observation, il a déclaré : « Les témoins de cet événement ont été menacés et intimidés par la suite. On leur a dit de se taire et de réfléchir à ce qu’ils signalaient ». Vous pouvez lire le témoignage complet de Jeffrey Nuccetelli ici.
Le chef Wiggins a plaidé en faveur d’une « protection permettant de signaler sans stigmatisation et sans représailles. Les marins doivent savoir que le fait de signaler des rencontres avec des PAN ne nuira pas à leur carrière. Le Congrès peut aider en renforçant la protection des témoins et en demandant au bureau compétent de maintenir des canaux confidentiels et non stigmatisants pour les militaires qui se manifestent avec des données. » Vous pouvez lire la déclaration écrite du chef Wiggins ici.
Dans un discours très percutant, le lanceur d’alerte et vétéran de l’US Air Force Dylan Borland a témoigné : « Je suis un lanceur d’alerte fédéral, ayant témoigné tant devant l’ICIG que l’AARO avec une connaissance directe de première main et une expérience des engins et des technologies qui ne sont pas les nôtres et qui, selon les rapports, opèrent sans contrôle du Congrès. En raison de ma connaissance directe de la réalité de certains programmes hérités liés aux phénomènes aériens non identifiés, ma carrière professionnelle a été délibérément entravée et j’ai subi des représailles soutenues de la part d’agences gouvernementales pendant plus d’une décennie...
Fin mars 2023, j’ai accepté de rencontrer l’AARO, sur la suggestion d’autres fonctionnaires fédéraux, convaincu que c’était ce que notre nation attendait de moi. J’avais des réserves concernant l’AARO en raison des évaluations qu’elle rendait publiques à l’époque, que je considérais comme une « déformation » de la vérité. En raison de ces préoccupations, je n’ai pas divulgué d’informations sur les sources et les méthodes afin de protéger le personnel fédéral actuel et ancien qui avait été directement exposé à des « technologies d’origine inconnue ». Je ne voulais pas que quiconque subisse des représailles supplémentaires au-delà de ce qu’il avait déjà enduré.
Après que David Grusch eut témoigné sous serment pendant l’été 2023 et fourni des révélations historiques, on m’a alors demandé de me rendre à l’ICIG, ce que j’ai fait en août 2023. Il est apparu très clairement dès le début de mon entretien d’admission, qui a été enregistré sur vidéo sous serment, que leur objectif était uniquement d’évaluer l’étendue de mes connaissances, et non de mener une enquête sur la base de ces nouvelles informations. Les conséquences de cette plainte auprès de l’IG me troublent encore aujourd’hui.
Depuis ma plainte auprès de l’ICIG, on m’a empêché de reprendre mon emploi précédent et je peux confirmer que je figure toujours sur la liste noire de certaines agences au sein de la communauté du renseignement. De plus, plusieurs agences ont tenté des attaques de phishing pour évaluer ce que j’avais divulgué à l’Inspecteur général, notamment en me demandant de révéler les détails de ma plainte auprès de l’ICIG lors d’un test polygraphique de sécurité pour un poste n’ayant absolument aucun rapport avec les questions d’OVNI/PAN en novembre 2024. Alors que je me tiens devant vous aujourd’hui, moi-même et de nombreux autres lanceurs d’alerte n’avons aucune perspective d’emploi ni aucun avenir professionnel prévisible dans une nation que nous nous sommes tous engagés à défendre. De nombreuses personnes se sont manifestées de diverses manières pour révéler la vérité sur la réalité des PAN en tant que patriotes et défenseurs de notre nation. Pourtant, beaucoup se sentent mis au rebut, isolés et désespérés, coupés du pays qu’ils servent. Les efforts visant à rectifier la situation pour tous les lanceurs d’alerte ont été difficiles et troublants, et à mes collègues lanceurs d’alerte et aux fonctionnaires qui ont été confrontés à ces programmes, je présente mes excuses pour la situation dans laquelle vous vous trouvez. »
La déclaration écrite complète de Dylan Borland est disponible ici.
Le journaliste d’investigation George Knapp, qui témoignait lui aussi sous serment, n’a pas mâché ses mots :
« Ils (l’AARO) ont invité les gens à se manifester, notamment les militaires qui avaient des informations, avaient vu des choses ou avaient vécu des expériences. Et je peux vous dire que les personnes à qui j’ai parlé et qui ont vécu cela sont profondément déçues. Il y avait un type nommé Bob Jacobs qui était lieutenant affecté à Vandenberg en 1964. Son unité enregistrait les essais de missiles. Ils les enregistraient tous. Lors d’un de ces essais en particulier, un OVNI surgit de nulle part, tire ce qui ressemble à un rayon laser sur ce qui aurait dû être une maquette nucléaire, une arme nucléaire, et la met hors d’état de nuire. Et il est convoqué dans le bureau du commandant. Euh, deux types en costume ont coupé la séquence de film montrant l’OVNI, et on lui a ordonné de ne jamais en parler. Il s’est présenté à l’AARO. Il a répondu à l’appel en pensant qu’il faisait son devoir d’Américain en racontant cette histoire, et ils l’ont complètement ignoré. Ils ont inventé une histoire selon laquelle ils avaient retrouvé la séquence originale et qu’il n’y avait rien de tel dedans. Eh bien, il n’y avait pas de séquence originale. Elle avait été emportée le jour même de l’enregistrement. Il est profondément déçu. »
Il poursuit :
« Des gens comme Bob Sallas, qui avait travaillé dans une base de missiles balistiques intercontinentaux nucléaires, ont vu des ovnis survoler la base et ces silos de missiles ont été démantelés. Il s’est également rendu à l’AARO et a été complètement ignoré. On dirait presque que l’AARO fonctionnait comme une opération de contre-espionnage visant à amener les gens à venir raconter leurs histoires, puis à les discréditer tous. Je ne peux imaginer qu’un lanceur d’alerte ou un témoin se rende à nouveau à l’AARO en raison de ce qui s’est passé sous le premier directeur (Kirkpatrick), qui est parti depuis longtemps, mais qui semble toujours agir en tant que porte-parole de cette organisation ». Vous pouvez lire le témoignage complet de George Knapp ici.
M. Biggs, s’adressant à Anna Paulina Luna : « Je dirais, Madame la Présidente, qu’à un moment donné, nous devrons peut-être vraiment creuser en profondeur le dossier de l’AARO. Et je nous encouragerais... »
Anna Paulina Luna : « Oh, je serais ravie d’envoyer peut-être une assignation à comparaître à M. Kirkpatrick. »

LE DÉBUT DE LA FIN POUR AARO?
À ce jour, cette assignation n’a pas encore été signifiée. Mais en mars 2026, Luna a annoncé qu’elle recommandait au président de la sous-commission du département de l’efficacité gouvernementale, connue sous le nom de DOGE (aujourd’hui dirigée par le représentant Tim Burchett), que l’AARO soit complètement dissoute et privée de financement.
Comme l’a rapporté Sentinel News, Tim Burchett avait précédemment déclaré qu’il était « fatigué de restructurer le gouvernement ». Il faisait référence à la « refonte » massive qu’il avait mise en place au sein du DOGE après avoir pris ses fonctions. Burchett a déclaré à maintes reprises que son objectif principal était d’identifier et de mettre fin au gaspillage d’argent où qu’il se trouve, et c’est la principale raison pour laquelle il fait partie du groupe de travail sur les PAN.
C’est ainsi que le 6 avril 2026, Tim Burchett a présenté un projet de loi à la Chambre des représentants visant non seulement à supprimer le financement de l’AARO, mais aussi à le fermer complètement dans un délai de 60 jours. Ses fonctions seraient redistribuées entre les différentes branches de l’armée et toute structure centralisée qui lui succéderait serait interdite. Ce projet de loi n’a pas encore été adopté, mais il est actuellement examiné par la Commission des forces armées de la Chambre des représentants et la Commission permanente de la Chambre des représentants sur le renseignement.
UN GRAND PAS EN AVANT
Il serait tentant de s’étendre longuement sur la vision alternative de la vérité défendue par Kirkpatrick et l’AARO, car les exemples ne manquent pas, mais je n’en ai pas besoin, car le vendredi 8 mai 2026, comme l’a récemment indiqué le président Trump, le ministère de la Guerre a publié sa première série de documents sur les PAN, démontrant qu’il existait de nombreuses preuves d’une opération de dissimulation de la part de l’AARO et de la NASA.
Kirkpatrick a réagi à cette première publication par la déclaration suivante :
« Il n’y a rien d’inattendu dans cette publication. Et sans analyse ni contexte, elle ne fera qu’alimenter davantage les spéculations, les théories du complot et la pseudoscience de salon, en particulier de la part de la troupe de théâtre Playhouse Politics. »
L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a quant à lui adopté un ton différent, plus conciliant :
« Je salue l’initiative du président Trump, qui mobilise l’ensemble du gouvernement pour offrir au peuple américain une plus grande transparence sur les phénomènes anormaux non identifiés. À la NASA, notre mission consiste à mobiliser les esprits les plus brillants et les instruments scientifiques les plus avancés, à analyser les données et à partager nos découvertes. Nous continuerons à faire preuve de franchise sur ce que nous savons être vrai, sur ce que nous ne comprenons pas encore et sur tout ce qui reste à découvrir. L’exploration et la quête du savoir sont au cœur de la mission de la NASA, alors que nous nous efforçons de percer les secrets de l’univers. »
Les réseaux sociaux ont été pris d’assaut par les réactions, et en voici quelques-unes parmi les principales :
LE DÉPUTÉ ÉRIC BURLISON:
08/05/2023 : « Tous les présidents précédents ont écarté ou ouvertement tourné en dérision la question des PAN. Le président Trump a choisi la transparence. Ce qui a été révélé aujourd’hui n’est que la partie émergée de l’iceberg ; je m’attends à ce que des révélations bien plus convaincantes soient à venir. »
11 mai 2021 : « Quelle que soit votre position sur les PAN, une chose est indéniable : l’époque où l’on se contentait d’écarter le sujet et de tout dissimuler derrière le secret d’État commence à toucher à sa fin. »
12 mai 2021 : « La première série de dossiers sur les PAN rendus publics n’était que la partie émergée de l’iceberg. L’enquête approfondie porte sur le partenariat entre les agences gouvernementales et des prestataires privés tels que RAND, MITRE et Lincoln Labs. »
13.05.26: « C’était la partie la plus facile. Les photos d’Apollo 17. Les témoignages des pilotes. Les images filmées par les drones Predator. Il y a encore beaucoup d’autres éléments classifiés, et j’en ai vu une partie. Si le gouvernement ne les rend pas publics, je le ferai moi-même, en vertu de l’immunité parlementaire. »
LE DÉPUTÉ TIM BURCHETT:
09 mai 2009 : « Je tiens à remercier le président Trump d’avoir tenu sa parole envers moi personnellement. Nous avons eu une longue conversation et je lui en ai parlé ; il m’a dit qu’il allait aller jusqu’au bout et, bon sang, il a tenu parole. Mais je tiens à avertir les gens que ces premières informations que nous voyons ne sont pas tout, et ce n’est que la partie émergée de l’ iceberg. Mais Trump doit se battre, vous savez, il doit se battre contre l’État profond. Les prochains dossiers seront plus difficiles à obtenir. Mais je pense qu’il les aura parce que c’est Trump et qu’il sait comment s’y prendre. Et il y aura d’autres questions. »
2610/05/2010 : « Je pense qu’il y aura aussi des fausses informations qu’ils vont diffuser dans cette prochaine série de fichiers, dont vous pourrez évidemment voir une partie, et il s’agit d’un ballon ou d’autres choses du genre. J’ai vu certaines de ces vidéos. Je me demande pourquoi diable ils les diffusent. »
(Il s’agit là de la même tactique dénoncée plus haut par Chris Mellon, selon laquelle les incidents présumés liés à des phénomènes aériens non identifiés peuvent s’expliquer facilement ; par conséquent, les gens ne prennent tout simplement pas la question au sérieux, et les sceptiques s’appuient sur ces exemples pour entretenir une culture du ridicule).
LA DÉPUTÉE ANNA PAULINA LUNA :
8 mai 2026: « Le peuple américain mérite la transparence, la responsabilité et l’accès aux informations concernant les phénomènes aériens inexpliqués (UAP) ainsi qu’à la divulgation de ce que le gouvernement a caché au public pendant des décennies. Il s’agit d’un premier pas considérable dans la bonne direction. »
8 mai 2026: « Que l’histoire retienne que Sean Kirpatrick est un menteur avéré, un complice de l’État profond, et qu’il passe une très mauvaise journée. Il mentait au peuple américain et intimidait les témoins. Il est l’ANCIEN directeur de l’AARO ».
UNE TOURNURE INATTENDUE
Le 15 mai 2026, dans une vidéo de la Fondation Sol mettant en scène Peter Skafish et Avi Loeb, Anna Paulina Luna a déclaré qu’elle appréciait en réalité le nouvel administrateur de l’AARO, Jon Kosloski, et a révélé que lorsqu’il s’était présenté « récemment » à elle et à de nombreux membres du Congrès, il s’était excusé pour le comportement de Kirkpatrick et la manière dont celui-ci avait interagi avec le Congrès. Mais elle a tout de même insisté sur le fait que, bien qu’elle apprécie Kosloski, elle continuait de croire que l’AARO avait été intentionnellement créée pour bloquer, faire obstruction et étouffer l’information, et qu’elle n’avait plus lieu d’être, car elle et ses collègues entretenaient de bonnes relations avec le FBI et pouvaient travailler avec eux à la place. Elle n’a pas expliqué pourquoi ils n’avaient rencontré Kosloski que récemment, alors qu’il occupe son poste depuis août 2024.
Le même jour (le 15 mai 2026), Luna a surpris la communauté ufologique avec un message dans lequel elle annonçait un revirement auquel personne ne s’attendait :
« J’ai terminé ce matin l’examen de plus de 40 vidéos dont la déclassification est prévue par le @depofWar dans les semaines à venir. Nous soutenons le NOUVEAU directeur de l’AARO, très COMPÉTENT, qui bénéficie désormais de mon soutien total et qui a prouvé par ses actions qu’il travaille de bonne foi aux efforts de déclassification ».
Le message était accompagné d’une photographie de Jon Kosloski, encadré par Anna Paulina Luna elle-même et Eric Burlison.
Comme l’avait précédemment rapporté Sentinel News, le sentiment au sein du groupe de travail sur les PAN et de la communauté des PAN en général à l’égard de l’AARO était marqué par une méfiance persistante, malgré un regain d’espoir immédiatement après l’arrivée de Kosloski en août 2024. Alors pourquoi ce revirement soudain ? Le message de Luna laisse entendre que l’AARO a fait preuve de bonne volonté en fournissant les vidéos qu’elle avait demandées dans sa lettre.
Il y a effectivement eu une marque de bonne volonté, car la deuxième publication de documents et de vidéos a eu lieu le vendredi 22 mai,, plus tôt que la plupart des gens ne s’y attendaient. Voici quelques réactions :
La Députée Anna Paulina Luna s’est dite satisfaite que le Congrès ait reçu les vidéos spécifiques demandées, bien qu’elle ait souligné qu’il restait encore beaucoup à voir et mis en avant la résistance persistante au sein de la communauté du renseignement.
Tim Burchett et Lue Elizondo ont averti que les agences gouvernementales bloquent activement la divulgation — et que la CIA diffuse intentionnellement de fausses informations dans ses récentes publications.
Tim Burchett a déclaré : « La vérité, c’est que @realDonaldTrump veut une divulgation totale, mais que l’État profond tente de l’en empêcher. Je parie sur Trump ».
Marik von Rennenkampff fait remarquer que de nombreuses vidéos ne contiennent pas d’informations essentielles, car des éléments clés — tels que l’orientation de la caméra et les données de vol — ont été masqués, ce qui limite leur valeur analytique. Il met toutefois en avant deux cas spécifiques issus de cette publication : une vidéo montrant un objet sphérique manœuvrant à travers les nuages et un incident survenu sur un champ de tir militaire : un événement datant de fin 2025 impliquant des hauts responsables des services de renseignement qui ont observé des orbes lumineux, de couleur rouge-orange, à proximité immédiate de leur hélicoptère, apparaissant en formation en T, ce qui a été corroboré par des images de capteurs infrarouges.
Von Rennenkampff affirme que, sur la base de son analyse de 80 ans d’archives et des schémas récurrents observés dans les capacités de ces objets, il est convaincu que ceux-ci témoignent d’une technologie de pointe qui doit être prise au sérieux en tant qu’intelligence potentiellement interdimensionnelle ou non humaine.
Pour une vue d’ensemble des principaux titres des journaux anglophones sur cet événement, consultez la page Ask-A-Pol de Matt Laslo, partenaire de Sentinel News.
Ross Coulthart :
« Il y a certainement des vidéos parmi celles diffusées ces derniers jours qui suggèrent des phénomènes anormaux. Elles montrent bien ce que nous appelons les cinq observables : une accélération instantanée, passant de zéro à des vitesses extrêmes en un clin d’œil. Ils négocient les virages sans s’arrêter. Ce sont des choses que la technologie humaine normale, la technologie humaine prosaïque, ne peut pas faire. Les gens commencent à utiliser le mot « extraterrestre », vous savez. Ce n’est pas humain. Mais l’administration Trump, ce qu’elle fait, c’est dire au public : « Nous allons vous laisser en juger par vous-mêmes. Nous allons vous laisser faire vous-mêmes votre propre jugement », et ce que je crains, c’est qu’ils se moquent un peu du public, car je sais de mes propres sources qu’ils disposent de preuves absolument irréfutables qui démontrent sans l’ombre d’un doute que nous recevons bel et bien la visite d’intelligences non humaines et que le gouvernement américain le sait depuis des décennies. Pourquoi ils gardent cela secret, je ne sais pas, mais cela trahit la confiance des contribuables américains, du public, à moins qu’on ne leur raconte toute l’histoire. Celle qui doit encore être révélée ».
Interviewer : « Le président et la Maison Blanche se qualifient souvent des ‘plus transparents de l’histoire’. Mais vous dites en substance, ils pourraient aller plus loin. Voulez-vous qu’ils aillent plus loin ? Le public semble penser qu’ils le devraient, n’est-ce pas ?. »
RC : « Oui, je le pense. Et je pense qu’ils pourraient – qu’ils envisageront de le faire. Il y a beaucoup de spéculations. J’entends dire de la part de personnes au sein de l’administration que l’administration Trump sollicite effectivement des conseils sur la manière d’annoncer au public que nous ne sommes pas seuls. Des consultations ont lieu avec des chefs spirituels. Je suis désormais en mesure de confirmer qu’il y a eu des spéculations il y a quelques semaines au sujet d’un groupe de pasteurs, mais il s’est avéré que cela n’était pas directement lié à la Maison Blanche. Cependant, certains chefs religieux ont été consultés par la Maison Blanche. Je sais que des membres de l’administration m’ont contacté et j’ai moi-même parlé à des personnes qui m’ont demandé ce qui, selon moi, constituerait le choc le plus marquant pour le public ; je leur ai répondu que, franchement, je pense que le plus grand choc pour le public serait le sentiment d’une trahison de confiance si le gouvernement ne va pas jusqu’au bout et ne raconte pas toute l’histoire.
Nous avons eu des allégations stupéfiantes ces dernières semaines. Nous avons bien sûr une allégation de longue date de la part de personnes comme David Grusch, le lanceur d’alerte réputé qui s’est confié à nous sur News Nation il y a trois ans. David a évoqué l’existence d’un programme secret de récupération et de rétro-ingénierie portant sur des technologies extraterrestres. Cette question qui fâche reste toujours sans réponse, tout comme les autres allégations, notamment celle de Lue Elizondo, l’ancien responsable du programme OVNI du Pentagone. Il a évoqué des programmes d’hybridation dont on lui aurait parlé au sein même de la communauté du renseignement. »
Interviewer : « Ross, craint-on que cette avalanche de fichiers, de vidéos et de documents ne dilue en quelque sorte l’essentiel de ce qu’il est important que le public retienne, c’est-à-dire qu’il se passe tellement de choses, qu’il y a une telle sursaturation qu’il nous est difficile de distinguer ce qui est nouveau, ce qui est important et de vraiment saisir à quel point tout cela est important ? »
Ross Coulthart : «Toutes les personnes à qui je parle me disent qu’elles pensent que le Pentagone et la communauté du renseignement essaient de nous ennuyer jusqu’à ce que nous nous soumettions. Qu’ils espèrent que le public se contentera de hausser les épaules et de dire « oh oui, hum hum... » avant de passer à autre chose. Je ne pense pas qu’il y ait une réelle intention, au sein du Pentagone et de la communauté du renseignement, de divulguer ces informations qui iraient plus loin, mais on m’a dit que le président Trump et son équipe envisagent sérieusement de procéder à une divulgation complète et sincère ; nous ne pouvons donc que retenir notre souffle et espérer que le président tiendra ses promesses sincères de transparence. »
RETOURNEMENT DE SITUATION
Le vendredi 22 mai 2026, la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard a annoncé qu’elle démissionnait de ses fonctions. Selon le site web du gouvernement, le directeur du renseignement national est à la tête de la communauté du renseignement (IC); il supervise et dirige la mise en œuvre du budget du programme national de renseignement et fait office de conseiller principal auprès du président, du Conseil de sécurité nationale et du Conseil de sécurité intérieure pour les questions de renseignement liées à la sécurité nationale. La communauté du renseignement américaine est une coalition de 18 agences et organisations, dont l’ODNI. Les agences de l’IC relèvent du pouvoir exécutif et travaillent à la fois de manière indépendante et en collaboration pour recueillir et analyser les renseignements nécessaires à la conduite des relations étrangères et des activités de sécurité nationale. Le titre de Gabbard — directrice du renseignement national — a été créé en réponse à l’indignation publique suscitée par l’incapacité de la communauté du renseignement à empêcher les attentats du 11 septembre.
LES DESSOUS DE L’AFFAIRE
En raison de son rôle de superviseure de toutes les questions relatives au renseignement, Tulsi Gabbard a joué un rôle déterminant dans la divulgation des dossiers sur les phénomènes aériens non identifiés (UAP). Elle a également admis qu’elle croyait à la possibilité de l’existence d’extraterrestres.
En avril 2025, Tulsi Gabbard a créé un groupe de travail appelé « The Director’s Initiatives Group » (DIG) afin d’enquêter sur les assassinats de John F. Kennedy (JFK), Robert F.Kennedy (RFK) et Martin Luther King (MLK), les origines du COVID-19, l’opération Crossfire Hurricane, la surveillance intérieure de l’administration Biden, les incidents de santé anormaux (AHI) et les phénomènes aériens non identifiés.
James Erdman III, actuellement officier supérieur des opérations à la CIA affecté au DIG, a été chargé des enquêtes liées aux origines du COVID, aux incidents sanitaires anormaux (y compris le « syndrome de La Havane », et aux UAP.
Le 13 mai 2026, Erdman a témoigné devant la commission sénatoriale de la sécurité intérieure et a décrit comment la CIA avait entravé ses enquêtes. Bien qu’il ait témoigné de la corruption dont il avait été témoin dans le cadre de l’affaire du COVID (à savoir la dissimulation du fait que le COVID-19 avait été créé par un laboratoire chinois et ne provenait pas d’animaux), certaines des tactiques utilisées par la CIA et la communauté du renseignement (IC) l’ont également été pour l’enquête sur les UAP. Il a déclaré sous serment que la CIA refusait de lui fournir les informations qu’il était chargé d’examiner, et que les normes d’analyse avaient été violées. Il a également déclaré que le contrôle du Congrès avait été contourné et a révélé que la CIA surveillait illégalement l’utilisation des ordinateurs et des téléphones du personnel du DIG et que des employés de la CIA avaient perdu leur emploi après avoir collaboré avec le DIG. Il a également déclaré que 40 cartons de dossiers JFK et de dossiers MK Ultra, qui étaient en cours de préparation pour être rendus publics conformément aux ordres du président Trump, avaient été saisis par la CIA. Erdman a tiré la sonnette d’alarme concernant le fait que la CIA avait outrepassé les directives présidentielles.
Dans un podcast du 3 juin 2026, Jeremy Corbell a fait part de son indignation face à l’espionnage du DIG par la CIA : « La CIA espionnait les lanceurs d’alerte dans le domaine des PAN.. Toutes les personnes que j’ai dirigées vers le DIG, leurs téléphones et leurs ordinateurs étaient surveillés et leurs conversations écoutées. Et je les avais fait venir parce qu’on m’avait assuré qu’ils seraient totalement protégés par la loi sur les lanceurs d’alerte. C’est tout à fait illégal. »
Tulsi Gabbard a publiquement nié que la CIA ait « perquisitionné » son bureau, mais Anna Paulina Luna, présidente de la commission de la Chambre sur la déclassification, a expliqué que les documents (dont la CIA avait auparavant nié l’existence) avaient été saisis à l’ODNI par la CIA et n’avaient pas été restitués. Luna et le président Comer ont adressé une demande de « préservation des documents » à John Radcliffe, le directeur de la CIA à la Maison Blanche. Elle explique que la CIA n’a pas le pouvoir d’agir à l’encontre de l’ordre du président. Elle a ajouté que le fait que cela se soit produit alors que le président et John Ratcliffe étaient tous deux à l’étranger semble être « un coup d’État ».
Pendant ce temps, Eric Burlison s’est mis au travail. Après la première publication des dossiers sur les PAN, il avait déclaré :
« La première série de dossiers sur les PAN rendue publique ne représentait que la partie émergée de l’iceberg. L’enquête approfondie porte sur le partenariat entre les agences gouvernementales et des prestataires privés tels que RAND, MITRE et Lincoln Labs. »
Fidèle à sa parole, il a donné suite à cette affaire.
Que sont « RAND », « MITRE » et « Lincoln Labs » ? Ils font partie de ce qu’on appelle les « FFRDC » (Centres de recherche et de développement financés par le gouvernement fédéral). Il s’agit d’entités privées à but non lucratif qui bénéficient d’un accès privilégié à des installations classifiées, à des données sensibles, à des programmes fédéraux et à des recherches financées par le gouvernement.
Le MIT Lincoln Laboratory est l’un des plus anciens FFRDC du pays, fondé en 1951 pour mettre en place le réseau de défense aérienne SAGE.
Le 7 mai 2026, Burlison a envoyé une lettre au Lincoln Labs lui demandant de lui transmettre un enregistrement supposé de 1952 issu de l’étude Beacon Hill, intitulé « flying saucer talk » (discussion sur les soucoupes volantes), avec Edward J. Ruppelt mentionné comme intervenant, car il semble s’agir d’un document historique potentiellement significatif ayant un lien direct avec la gestion initiale par le gouvernement fédéral des questions liées aux phénomènes aériens non identifiés – ou phénomènes anormaux. Il a ajouté de bien inclure tous les éléments relatifs aux PAN : enregistrements audio, films cinématographiques, transcriptions, documents de briefing, mémorandums, correspondance, rapports techniques, registres d’accès, inventaires, métadonnées, directives de classification et dossiers d’examen de déclassification.
La MITRE Corporation est l’un des FFRDC les plus importants et les plus influents des États-Unis. Le 22 mai 2026, Burlison a transmis des interrogatoires législatifs et des demandes de production de documents, dans le but spécifique d’obtenir des réponses concernant la garde, le contrôle, l’analyse, le transfert, la destruction ou la rétention potentiels par MITRE de documents liés aux PAN, aux événements aérospatiaux ou sous-marins anormaux, aux matériaux récupérés, aux technologies d’origine inconnue, ainsi qu’aux programmes présumés de récupération d’épaves ou de rétro-ingénierie.
Comme le souligne souvent le représentant Tim Burchett, des entités privées se sont vues confier des documents sur les PAN car elles peuvent échapper à la « Freedom of Information Act » (loi sur la liberté d’information), qui permet aux citoyens d’exiger des informations du gouvernement fédéral. Cependant, les organisations privées ne sont pas soumises à cette obligation et, par conséquent, tous les documents et pièces sont soustraits au regard du public.
Selon Burlison : « Si vous voulez vraiment cacher quelque chose au Congrès, vous ne le mettez pas dans un classeur du gouvernement. Vous le confiez à un sous-traitant privé. C’est pourquoi mon enquête suit la piste menant à RAND, MITRE, Aerospace Corp, les laboratoires Lincoln du MIT et les Northrop Grumman de ce monde. »
Le 31 mai 2026, dans un message publié sur X, Burlison a déclaré :
« MITRE s’apprête désormais à se conformer à ma demande officielle concernant les dossiers sur les phénomènes aériens inexpliqués (UAP) remontant à 1930. Mon interrogatoire de 10 pages leur demande de tout conserver, de désigner un haut responsable et de produire tous les dossiers non classifiés dans un délai de 45 jours. Si le Pentagone a dissimulé des documents sur les UAP dans les réseaux de sous-traitants privés, le peuple américain mérite de le savoir. »
LA CONFÉRENCE DE PRESSE
Le 9 juin 2026, une conférence de presse s’est tenue devant le Capitole à Washington. Parmi les intervenants figuraient le cinéaste et enquêteur sur les PAN James Fox, les députés Anna Paulina Luna, Tim Burchett, Eric Burlison, Jared Moskowitz et Scott Perry, la journaliste Leslie Keane, ainsi que le lanceur d’alerte David Grush.
Ils ont brièvement résumé la situation et ont appelé le président Trump à ordonner la divulgation complète des informations et à garantir une immunité totale aux lanceurs d’alerte. David Grush a réitéré ses affirmations selon lesquelles les États-Unis auraient récupéré des engins d’origine non humaine et des formes de vie intelligentes non humaines.
Vous pouvez lire les affirmations de David Grush ici.
Le représentant Eric Burlison a conclu en disant : « Nous voulons savoir si des personnes disposent d’informations. N’ayez pas peur de vous adresser à un membre du Congrès. Nous vous protégerons et nous veillerons à ce que la vérité soit révélée. Merci ».
C’était une manière détournée pour Burlison de dire aux lanceurs d’alerte potentiels de NE PAS s’adresser à l’AARO.
Vous pouvez visionner la vidéo spéciale de Sentinel News consacrée à la conférence de presse ici.
THE PURSUE RELEASES
Comme l’avait promis le président Donald Trump, le ministère de la Défense a commencé à publier certaines données relatives aux phénomènes aériens inexpliqués (UAP). Certains de ces documents et vidéos montrent une nouvelle fois que l’AARO – ainsi que la NASA – n’ont pas fait preuve d’une totale honnêteté concernant ce phénomène.
Vous pouvez consulter ces documents sur : www.war.gov
Pour vous faciliter la tâche, Sentinel News a commenté chacune de ces publications.
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L’AARO PERD DU TERRAIN…
Alors que le groupe de travail sur les PAN progresse régulièrement et s’impose comme le fer de lance de la transparence en la matière, l’AARO perd peu à peu le contrôle de la situation et du discours. Ce n’est pas la première fois que le Congrès contourne l’AARO…
La loi de 2024 sur l’autorisation de la défense nationale (loi publique 118-31, sections 1841-1843) exigeait que l’Administration nationale des archives et des documents (NARA) mette en place la « collection de dossiers sur les phénomènes anormaux non identifiés ». La loi exigeait que, d’ici le 20 octobre 2024, chaque agence fédérale examine, identifie et organise chaque dossier relatif aux phénomènes anormaux non identifiés (UAP) dont elle a la garde, en vue de sa divulgation au public et de sa transmission aux Archives nationales.
Conformément aux directives publiées :
« La collection de documents relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés (UAP) comprendra des “copies de tous les documents gouvernementaux, fournis par le gouvernement ou financés par celui-ci, relatifs aux phénomènes anormaux non identifiés, aux technologies d’origine inconnue et à l’intelligence non humaine (ou à des sujets équivalents désignés sous tout autre nom, à l’exclusion spécifique et exclusive des objets temporairement non attribués) ».
Les agences doivent recenser tous les documents relatifs aux UAP, quel que soit leur format. Elles doivent en réaliser des copies numériques et les préparer en vue de leur transfert à la NARA dans les délais fixés par la loi. La NARA n’acceptera que les versions numériques de ces documents.
Les copies des documents relatifs aux UAP transférées à la NARA et pouvant être rendues publiques seront mises à disposition en ligne dans le catalogue des Archives nationales. La NARA mettra à disposition un instrument de recherche en ligne qui sera intégré au catalogue.
Les agences continueront à gérer les documents sources originaux dont elles ont la garde conformément au calendrier d’élimination approuvé par la NARA. Les documents temporaires seront à terme détruits. Les documents permanents seront à terme transférés à la NARA, même si une copie a déjà été transmise dans le cadre de la collection UAP. »
À ce jour, malgré l’échéance fixée, toutes les agences ne se sont pas encore pleinement conformées à cette exigence, et les informations sont diffusées au compte-gouttes plutôt qu’en abondance ; toutefois, certaines données sont consultables sur le site de la NARA. Ces informations échappent donc au contrôle de l’AARO et à sa tendance à faire preuve de « parcimonie » en matière de divulgation des données.
NOUVELLE INITIATIVE DE LA MAISON BLANCHE
Le 14 juin, dans un message publié sur X, le professeur Avi Loeb a écrit :
« J’ai été chargé par la Maison Blanche, l’AARO, l’ODNI, le FBI et la communauté du renseignement de diriger et de constituer une équipe de scientifiques et d’experts au sein d’un nouveau Conseil consultatif scientifique sur les phénomènes aériens non identifiés. Ce conseil comprend la professeure Carol Cleland : identification des anomalies ; le Dr Richard Cloete (@RichAC2020) : analyse des données et outils d’IA ; le Dr Omer Eldadi : gestion des données, IA et psychologie humaine ; le Dr Tim Gallaudet (@GallaudetTim) : océanographie ; Ross Howard : communication ; le Dr Devesh Nandal : analyse numérique et astrophysique ; le professeur Garry Nolan (@GarryPNolan) : biologie moléculaire et science des matériaux ; la Dre Regina Sarmiento : analyse des données et gestion des données assistée par l’IA ; le Dr Michael Shermer (@michaelshermer) : étude des anomalies; le professeur Peter Skafish : anthropologie ; le professeur Matthew Szydagis : instrumentation et collecte de données ; et la Dre Jennice Vilhauer : psychologie quantitative. Cela constitue une formidable « équipe de choc » composée de scientifiques et d’experts exceptionnels.
Le 20 juillet, le professeur Loeb a écrit dans « Medium » qu’il avait reçu la visite d’un représentant de l’ODNI qui lui avait demandé : « Seriez-vous disposé à mettre en place et à diriger un nouveau conseil consultatif pour le gouvernement américain sur la science des phénomènes anormaux non identifiés ? ». Il a écrit : « Je n’avais aucun doute quant à la nécessité d’accepter ce rôle. En tant que citoyen américain, je me sens tenu d’aider l’ODNI et le Pentagone à remplir leur mission de protection de la sécurité nationale. De plus, si un UAP sur un million s’avérait d’origine non humaine, cela constituerait la plus grande découverte cosmique jamais réalisée par l’humanité ».
Il explique que cette demande est inhabituelle, car les gouvernements ont peu tendance à solliciter l’aide de scientifiques civils, ni à admettre que les meilleurs capteurs de l’armée sont incapables d’expliquer ces objets dans le ciel, surtout s’ils supposent qu’ils proviennent de nations adverses. Il ajoute que le conseil a déjà soumis une demande portant sur plus de 50 éléments d’information concernant des incidents passés et des documents potentiellement liés. L’analyse scientifique et les conclusions du conseil seront rendues publiques sur le site web
https://uapsac.com/
Ce nouveau conseil est une équipe multidisciplinaire de chercheurs experts réunis pour fournir des conseils scientifiques au nouveau comité interagences de gouvernance des PAN (UAP Governance Board) du gouvernement américain. L’objectif est d’aider les agences à déterminer si les observations inexpliquées constituent des menaces pour la sécurité nationale ou représentent de nouvelles découvertes majeures.
Beaucoup ont été surpris par la présence au sein du conseil de Michael Shermer, un sceptique de renom, mais le professeur Loeb explique : « J’ai également inclus un sceptique afin de m’assurer qu’il n’y ait aucun parti pris dans l’analyse et que les conclusions tirées soient irréfutables ».
Sans aucun doute conscient de la méfiance qui entoure l’AARO, le professeur Loeb a déclaré: « Mon style de direction favorise la transparence et la confiance. C’est pourquoi j’ai été le président ayant exercé le plus longtemps, soit trois mandats de trois ans, dans l’histoire du département d’astronomie de Harvard. »
Il poursuit :
« Le conseil ne traitera que des informations non classifiées. Ce choix est délibéré, car il permet de partager publiquement les analyses, les méthodes et les conclusions scientifiques. L’accès aux informations classifiées passe par le Conseil d’administration des PAN et les agences concernées, auxquelles le conseil apporte son avis. Le conseil ne part pas d’une conclusion préétablie. « Inconnu » ne signifie pas « extraterrestre », mais cela ne doit pas non plus être écarté sans preuve. La tâche consiste à réduire l’incertitude en améliorant la qualité des données. La nature des UAP s’apparente à une enquête policière et nous devons la résoudre en recueillant de nouveaux indices qui n’avaient pas été repérés auparavant. Je ferai de mon mieux pour surmonter les sentiments antiscientifiques exprimés trop souvent par les croyants et les sceptiques. L’avenir peut être meilleur que le passé. L’histoire n’est pas condamnée à se répéter. Le meilleur reste à venir. Restez à l’écoute !
Sentinel News restera effectivement à l’écoute et s’efforcera de rendre compte des conclusions du nouveau conseil.
UNE LUEUR D’ESPOIR POUR LES LANCEURS D’ALERTE
Le 21 juillet, Fox News a rapporté cette information exclusive :
« Le président Donald Trump a ordonné aux agences fédérales de lever les accords de confidentialité (NDA) antérieurs pour les anciens employés et sous-traitants du gouvernement qui coopèrent aux enquêtes sur les phénomènes anormaux non identifiés. Le président Trump a récemment ordonné au ministère de la Guerre et à la communauté du renseignement d’autoriser les anciens fonctionnaires ou sous-traitants, qui disposent d’informations pertinentes concernant la divulgation des PAN, à se manifester pour rencontrer des représentants gouvernementaux désignés — l’AARO ou le groupe de travail présidentiel sur les UAP, « PURSUE » — et de faire abroger leurs accords de confidentialité antérieurs », a déclaré un haut responsable de l’administration, l’AARO désignant l’All-domain Anomaly Resolution Office, le bureau du Pentagone créé pour enquêter sur les ovnis et autres phénomènes anormaux non identifiés (PAN) ».
Même s’il s’agit très certainement d’un geste de bonne volonté de la part du président Trump, il ne faut pas oublier qu’il existe déjà une loi sur la protection des lanceurs d’alerte qui semble avoir eu peu d’effet pour bon nombre d’entre eux, en particulier lorsqu’ils se sont tournés vers l’AARO pour obtenir une protection, comme indiqué plus haut. La formulation était décevante, car, comme l’a rapporté Fox News, le décret concernait les « anciens employés et sous-traitants du gouvernement », excluant ainsi tous les employés actuels.
Cependant, le directeur par intérim du renseignement national, M. Aaron Lucas, a écrit ce qui suit. « Le président Trump tient son engagement en faveur d’une transparence sans précédent. Les accords de confidentialité ne constituant plus un obstacle, les fonctionnaires et sous-traitants actuels et anciens disposant d’informations pertinentes sur les PAN peuvent se manifester par des voies clairement définies. Le site ODNI.gov publiera prochainement des directives visant à garantir que la communauté du renseignement mette en œuvre rapidement et de manière cohérente la directive du président. »
La question est donc la suivante : cette mesure concerne-t-elle les anciens employés ou les employés actuels et anciens ? Pour la plupart d’entre eux, cela n’a de toute façon aucune importance…
L’astrophysicien Eric Davis, qui travaille depuis longtemps sur le sujet des UAP, a déclaré par le passé qu’il révélerait tout ce qu’il savait si son accord de confidentialité était levé. Le 22 juillet, il a eu plusieurs échanges avec le chercheur en ovnis Jo Murgia et a estimé que « le décret de Trump n’interdisait pas de commettre des actes de représailles officiels ou non officiels, hors des registres, à l’encontre des lanceurs d’alerte ». Il a ajouté que « le décret de Trump (qui n’apporte rien de plus que la formulation relative à la levée de l’accord de confidentialité déjà présente dans une précédente NDAA promulguée) ne concerne pas le partage d’informations classifiées sur les UAP avec le public. Il s’agit de partager des informations classifiées avec l’AARO et PURSUE dans un cadre confidentiel. Trump n’a PAS émis de levée de l’accord de confidentialité SF-312 permettant à nous, les lanceurs d’alerte, de révéler des informations classifiées au public. Soit dit en passant, Hal Puthoff et moi-même avons déjà partagé nos informations classifiées sur les UAP avec le groupe de travail de @RepLuna, l’AARO, une certaine agence chargée de l’application de la loi, et j’ai partagé mes informations avec la SSCI (à deux reprises) et la SASC… En d’autres termes, ni la dérogation au SF-312 prévue dans une précédente NDAA, ni le décret de dérogation signé hier par Trump NE TRAITENT de la protection des lanceurs d’alerte contre les représailles officielles ou officieuses du gouvernement, ni n’imposent de sanctions sévères à ceux qui commettent des actes de représailles à leur encontre.
Sentinel News explore le sujet plus en profondeur ici..
DERNIERS MOTS SUR LE DR SEAN KIRKPATRICK…
Bien que le Congrès ait initialement eu l’intention de s’appuyer sur l’AARO pour garantir la transparence, c’est le contraire qui s’est produit, et les lanceurs d’alerte, les responsables politiques et les citoyens ne sont pas les seuls à en être frustrés.
Lors d’une émission de questions-réponses le 14 juin 2026, Ross Coulthart n’a pas mâché ses mots sur ce qu’il pense du Dr Kikpatrick :
« À un moment donné de l’histoire, la conduite honteuse du Dr Sean Kirkpatrick sera considérée comme le dernier soubresaut des gardiens du secret. Je suis navré, Sean Kirkpatrick est un gardien du secret. C’est quelqu’un qui travaille au sein du programme ancien. Comme nous l’avons révélé en exclusivité dans Reality Check, avant même de quitter son poste à l’AARO, il s’était vu offrir un emploi aux Laboratoires nationaux d’Oak Ridge. Cela le lie directement au programme ancien. Sean Kirkpatrick est un gardien du secret. Il fait partie de ceux qui ont été mis au courant du programme, et son travail tout au long de son passage à l’AARO – et c’est pour cela que le département de la Défense l’y a nommé – consistait à entraver, retarder et brouiller les pistes. Et nous devons une reconnaissance éternelle au groupe de travail sur les PAN au Congrès et aux efforts de personnes honnêtes au sein de l’AARO , qui ont permis de le reléguer aux oubliettes de l’histoire, et il restera finalement dans les mémoires comme le gardien fourbe opposé à la divulgation. Je suis désolé. C’est un scélérat menteur et il mérite vraiment d’être démasqué, ce qui finira par arriver. Tout ce qu’il a fait depuis le début, c’est mentir et tromper. Je discutais avec quelqu’un cette semaine et je sais que cette personne a présenté des preuves très détaillées du programme ancien au Dr Sean Kirkpatrick. Tout ce qu’il lui a donné a été ignoré, balayé sous le tapis. Le rôle de Kirkpatrick à l’AARO consistait essentiellement à entraver toute révélation susceptible de donner au public la moindre chance d’obtenir la moindre parcelle de preuve concernant le programme ancien’.
LE DEUXIEME RAPPORT DE L’AARO
Au moment où nous rédigeons les dernières lignes de cet article, qui portait principalement sur l’AARO et la relation pour le moins particulièAre du Dr Kirkpatrick avec la vérité, le deuxième rapport de l’AARO vient enfin de paraître, après un retard de plus de six mois. Vous trouverez l’analyse de ce rapport dans l’article de Baptiste Friscourt.






