Le Monde Obscur des Phénomènes Anormaux Non Identifiés au Congrès
Aux États-Unis, la bataille fait rage entre les membres du Congrès qui militent pour la transparence autour des PAN et les supposés gardiens des secrets.
Matt Laslo, de « Ask a Pol », partenaire de Sentinel News à Washington, est le journaliste qui n’hésite pas à poser des questions sur les ovnis au Capitole. Il interroge les législateurs sur ce qu’ils pensent de l’annonce faite par le président Trump concernant la déclassification des dossiers sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN).
Le 8 avril, Laslo a demandé à la sénatrice Kirsten Gillibrand, membre de longue date de la Commission sénatoriale des forces armées (SASC), ce qu’elle pensait de l’appel lancé par le président Donald Trump pour que le gouvernement fédéral rende publics les dossiers sur les ovnis. Elle a répondu que c’était une excellente idée. Lorsqu’on lui a demandé si le Bureau de résolution des anomalies tous domaines confondus (AARO) serait impliqué, elle a répondu qu’elle ne savait pas, mais qu’elle avait envoyé un tweet au président pour lui poser la question.
Son assistant a alors fait remarquer que « c’est redondant, car nous avons déjà adopté cette mesure dans le NDAA et ces informations doivent être rendues publiques ».
Le « NDAA » à laquelle il faisait référence est également appelé « l’amendement Schumer », du nom de son coauteur, Chuck (Charles) Schumer, alors leader de la majorité au Sénat. L’autre auteur du projet de loi est le sénateur Mike Rounds. Ce projet de loi reflétait la préoccupation du Congrès quant au fait que des informations sur les PAN et les intelligences non humaines (INH) avaient été dissimulées au public américain. Il visait à obtenir la divulgation immédiate des documents du gouvernement américain concernant les technologies PAN et les INH (qui étaient mentionnées 24 fois dans le projet de loi). Tous les documents, à moins qu’ils ne soient soumis à des restrictions très particulières, devaient être remis aux Archives Nationales, qui créeraient une commission d’examen indépendante. Le projet de loi prévoyait également un « droit d’expropriation », ce qui signifiait qu’au nom de la transparence, tous les PAN récupérés et les « éléments biologiques » des INH (corps ou parties de corps) actuellement en possession de prestataires privés deviendraient propriété de l’État. C’est cette question qui a suscité le plus de résistance et qui a finalement conduit au rejet du projet de loi et à l’adoption d’une version très édulcorée à la place. S’il avait été adopté, le projet de loi aurait confié à l’AARO la supervision du transfert des données.
Dans l’émission « News Nation » « Q&A » du 26 avril 2026, Ross Coulthart a vivement contesté l’affirmation de l’assistant de Sénateur Gillibrand et a rappelé au public que la loi initiale sur la divulgation des PAN avait été «tronquée» au Congrès et que ce qu’il en restait ne répondait pas à l’exigence formulée par le président sur Truth Social, à savoir qu’il y aurait une divulgation des PAN. La nouvelle version édulcorée de la loi de 2023 sur la divulgation des PAN fait partie de la loi de finance de la défense nationale (NDAA) pour l’exercice 2024. Elle impose la divulgation publique des documents fédéraux concernant les phénomènes anormaux non identifiés et les intelligences non humaines. Elle impose la création d’une collection publique centralisée aux Archives nationales (NARA), avec une présomption de divulgation, visant à mettre au jour des décennies de connaissances gouvernementales tout en traitant les menaces potentielles pour la sécurité nationale. Cet amendement n’oblige plus les entreprises privées ni les programmes d’accès spécial à divulguer des informations ou à remettre les matériaux récupérés. En avril 2026, il semble que si certaines agences ont déjà communiqué certains documents, ce n’est pas le cas de toutes, et on ignore quels documents doivent encore être remis aux Archives nationales.
La sénatrice Kirsten Gillibrand figure parmi les principaux acteurs du Congrès dans la campagne en faveur de la divulgation et de la transparence concernant les ovnis, pour autant que celle-ci relève de la compétence du Bureau de résolution des anomalies tous domaines confondus (AARO). Elle a joué un rôle déterminant dans sa création, s’engage à en faire une organisation plus efficace et à maintenir le débat au Congrès afin de réduire la stigmatisation liée au signalement de ces phénomènes et de garantir que les dossiers relatifs aux phénomènes aériens inexpliqués soient dûment divulgués et mis à la disposition du public.
Après l’annonce par le président Donald Trump de la déclassification des dossiers sur les phénomènes aériens non identifiés et la déposition par le gouvernement américain des domaines « alien.gov » et « aliens.gov », très peu de députés ont osé s’exprimer publiquement. Ainsi, lorsque…
Le 9 avril, Matt Laslo a demandé au député Andy Ogles :
« La Maison Blanche se moque-t-elle de nous en enregistrant le nom de domaine ‘Aliens.gov’, ou s’agit-il d’un véritable signe annonçant la divulgation des informations sur les ovnis ?... »
Ce fut une surprise de l’entendre répondre:
« Il y a eu tellement de rumeurs, et tant de personnes se sont manifestées, que l’administration, le président Trump, souhaite simplement établir un état des lieux et faire preuve d’honnêteté à ce sujet. Il aime sortir des sentiers battus, n’est-ce pas ? Et donc, être celui qui a révélé la vérité — quelle qu’elle soit — ce serait historique, n’est-ce pas ? Je veux dire, c’est exactement le genre de personne qu’est le président Trump. Il y a des éléments assez convaincants qui circulent. Maintenant, pour savoir dans quelle mesure ils les rendront publics, nous verrons bien ». Il n’a pas précisé ce qu’étaient ces ‘éléments convaincants’...
Il y a pourtant quelqu’un au Congrès qui est toujours ravi de parler des phénomènes aériens inexpliqués.
Le 10 avril, le représentant Tim Burchett, président du groupe de travail sur les PAN n’a pas attendu qu’on lui pose une question pour se lancer dans une déclaration qualifiant de « folles » les révélations fracassantes de l’ancien représentant Matt Gaetz. Il faisait référence à la déclaration de Gaetz selon laquelle il avait été informé par un lanceur d’alerte de l’armée américaine de l’existence d’un programme secret d’hybridation entre extraterrestres et humains, qui utiliserait prétendument des extraterrestres capturés et des humains enlevés dans des communautés de migrants ou des zones de guerre. Le lanceur d’alerte aurait révélé qu’il existait entre six et douze établissements de ce type aux États-Unis. Gaetz a admis qu’il n’avait pas vérifié ces informations, mais des représentants de la Maison Blanche lui auraient ensuite fait savoir que cette révélation était « antichrétienne ». Burchett a insisté sur le fait que Gaetz n’avait pas affirmé que cela se produisait réellement, mais simplement qu’on lui avait dit que c’était le cas.
La société américaine est profondément imprégnée du judéo-christianisme, et l’idée d’un métissage entre les humains et les extraterrestres occupe une place durable dans le mythe américain. Dans l’Ancien Testament, les « Veilleurs », des êtres gigantesques et puissants que l’on disait être « les fils de Dieu », se sont croisés avec les humains, donnant naissance aux « Nephilim ».
Matt Laslo a poursuivi en posant la question suivante :
« Le groupe de travail du Congrès sur les phénomènes aériens non identifiés s’est montré très virulent ces derniers temps au sujet des informations classifiées. Est-ce parce que vous misez tous sur une divulgation de la part du président Donald Trump ? »
Le groupe de travail sur les phénomènes anormaux non identifiés est un groupe spécialisé au sein du Congrès américain qui se consacre à l’étude, à la divulgation et à l’élaboration de politiques relatives aux phénomènes anormaux non identifiés.
Burchett a répondu qu’ils étaient tous frustrés et, lorsqu’on lui a demandé s’il pensait que cette divulgation allait avoir lieu, il a exprimé ses doutes :
«Je ne pense vraiment pas qu’on obtiendra ces informations. Notre seule chance, c’est que quelqu’un parvienne à convaincre le président avant que l’autre camp ne le fasse, en lui disant «publiez-les», et qu’il fasse un coup à la Trump en agissant comme bon lui semble, quoi qu’il arrive. Ce qui, dans ce cas, me ferait très plaisir». Il continue: « Je lui ai dit : « Écoutez, cette affaire comporte tellement de facettes qu’il faut la décortiquer couche par couche, comme un oignon. Il faut qu’on aille au fond des choses. Il s’est montré très réceptif».
Laslo a ensuite demandé si la Maison Blanche savait où chercher, ce à quoi Burchett a répondu:
«J’ai dit à mon interlocuteur à la Maison Blanche, qui me demandait : “Que faisons-nous ? Que voulez-vous faire ?” Et j’ai répondu : “Eh bien, nous devons aller rencontrer le président et le mettre en contact avec des personnes capables de lui indiquer où chercher et quoi demander. »
Laslo a suggéré que les dossiers sur les ovnis pourraient être détenus par des sous-traitants militaires et se trouver hors de portée du gouvernement. Burchett a acquiescé : « C’est pour ça qu’ils l’ont fait. Ça ne relève pas de la loi FOIA — c’est pourquoi je pense que ce sera pratiquement impossible, à moins que Trump ne leur accorde une sorte d’amnistie pour qu’ils se manifestent. »
« FOIA » signifie « Freedom of Information Act » (loi sur la liberté d’information). Il s’agit d’une loi fédérale américaine de 1967 qui permet à toute personne de demander l’accès aux dossiers des agences fédérales, garantissant ainsi la transparence du gouvernement. Il existe toutefois des exceptions, notamment en matière de sécurité nationale ou de protection de la vie privée.
Laslo a indiqué que d’autres membres du groupe de travail sur les phénomènes aériens inexpliqués souhaitent remplacer l’AARO, tandis que Burchett veut simplement le supprimer. Burchett a répondu: « Oui. Je pense simplement qu’il faut s’en débarrasser. Et on a eu quelques réactions négatives. Quelqu’un a appelé le bureau pour suggérer qu’on pourrait peut-être le réorganiser ou quelque chose comme ça. J’en ai juste marre de réorganiser l’administration. On se retrouve toujours avec la même fichue situation à chaque fois. Je veux juste en finir avec ça. Je pense simplement que le moment est venu. »
Comme le rapporte Sentinel News, la députée Anna Paulina Luna a demandé que l’AARO soit privée de financement.
Lors d’une interview accordée à News Nation le 17 avril, au cours de laquelle il s’est montré plus grave et sombre que d’habitude, Burchett a confié avoir été témoin de choses incroyables et déclaré que « les Américains sont prêts et ils devraient voir tout ça ». Il plaide pour que le public puisse prendre connaissance de ce que les pilotes affirment avoir vu. Il mentionne que les détracteurs diront qu’il s’agit d’IA, mais « pourquoi les pilotes prendraient-ils le risque de perdre leur crédibilité et de subir des évaluations psychologiques pour quelque chose qu’ils simulent ? Mais maintenant, des officiers de la Marine ont repéré au sonar ces objets gigantesques se déplaçant à une vitesse fulgurante. Une vitesse exponentiellement supérieure à tout ce dont nous sommes capables. Il faut se rendre compte qu’il y a là-bas, dans l’océan, un objet qui plane, au-dessus de l’océan, dans les airs, et qui peut rester en suspension pendant des heures. Nous n’avons rien qui soit capable de cela. On serait à court de carburant, et quand ils décollent, ils montent tout droit, et la puissance nécessaire pour cela équivaut à peu près à l’énergie qu’il faut pour alimenter Los Angeles. Je veux dire, c’est incroyable, et je ne vois aucune raison pour laquelle notre gouvernement devrait le cacher. Je n’aime pas aller à une réunion et entendre un bureaucrate non élu nous dire que le président n’en sait pas plus que ce qu’il doit savoir. Pour moi, cela devrait en dire long à l’Amérique : il se passe bien plus de choses en coulisses que ce dont nous avons conscience.»
Il ajoute que certaines informations semblaient avoir été fournies à contrecœur dans le SCIF («Sensitive Compartmented Information Facility», une salle sans risque d’écoute où des informations top secrètes peuvent être échangées), et qu’il y a une certaine arrogance car certaines personnes ne veulent pas que la vérité soit révélée. Il estime que les Américains devraient savoir à quoi sert l’argent dépensé. Il a ajouté que « si c’étaient les Russes, ils ne seraient pas enlisés en Ukraine. Si c’étaient les Chinois, ils nous contrôleraient, encore plus qu’aujourd’hui. Et qu’en est-il des Américains ? Pourquoi diable risquerions-nous un avion de haute technologie d’un demi-milliard de dollars, une flotte d’avions, un cuirassé ou quoi que ce soit d’autre pour nous approcher de ces engins et voir un pilote perdre la vie, alors que nous venons de voir, à juste titre, le Président dépenser des millions de dollars pour sauver un pilote ? ».
Il poursuit en expliquant qu’il est difficile de se procurer ces documents, car certains d’entre eux ne sont pas accessibles via la loi FOIA. Il explique également que la compartimentation empêche les informations de circuler entre les services et qu’elles ne peuvent donc être consultées que par les personnes disposant de l’habilitation nécessaire. Et lorsque ces personnes meurent, les connaissances disparaissent. Il déplore également que ‘les bureaucrates prennent les membres du Congrès pour des idiots lors des réunions SCIF, en leur montrant des dessins animés censés représenter des PAN’.
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait qu’il se passerait si le président décidait de publier des images ou des vidéos classifiées ou de déclarer «il existe des technologies dont nous pensons qu’elles pourraient très bien être des INH, des entités non humaines», il a répondu : « chaque fois que nous demandons quelque chose de précis, les militaires ou les profiteurs de guerre au Pentagone, les “intelligentsia”, comme je les appelle, se cachent derrière la sécurité nationale.
Si vous vous souvenez bien, j’avais présenté un projet de loi il y a quelques années. Il ne comptait que deux pages et visait à tout rendre public. À tout divulguer. Puis, quand le sénateur démocrate Schumer s’est manifesté au Sénat, tout le monde s’est dit : « Oh, Schumer est de notre côté. » Il voulait présenter son projet de loi de 60 pages, qui prévoyait une structure similaire à celle des dossiers Kennedy. Kennedy a été assassiné il y a plus de 60 ans, et on refuse toujours de tout divulguer à ce sujet. Et vous savez que c’est ce qu’ils voulaient créer, et tout le monde applaudissait. « Oh, Schumer est de notre côté. » Non, il ne l’est pas. S’il était de notre côté, il aurait fait pression pour que cela soit fait il y a des années. La pression vient de personnes qui ne sont pas ici depuis très longtemps, et de certains de nos dirigeants qui, après avoir vu certaines choses, veulent maintenant en savoir plus. Il faudra que le président des États-Unis prenne les devants et déclare : ‘Cela a assez duré. Nous devons aller au fond des choses’.
Cela aiderait beaucoup la représentante Anna Paulina Luna, présidente du groupe de travail sur la déclassification des secrets fédéraux! Le 31 mars, elle a envoyé une lettre au secrétaire à la Défense Pete Hegseth au Pentagone pour demander la divulgation de 46 vidéos de PAN. Elles comprennent des objets sphériques, en forme de cigare et ressemblant à des « Tic Tac », enregistrés par des plateformes militaires américaines au-dessus de zones de guerre, d’océans et d’espaces aériens réglementés. Ces incidents auraient notamment eu lieu près de l’Iran, de la Syrie, de bases et d’aéroports américains, ainsi qu’un incident survenu en 2023 au-dessus du lac Huron. Comme le rapporte Sentinel news, la date limite fixée était le 14 avril et n’a pas été respectée par le Pentagone. Luna a écrit sur les réseaux sociaux: «Personne au Pentagone n’avait répondu jusqu’à ce que nous prenions contact, et il semble que quelqu’un n’ait pas transmis la lettre aux autorités compétentes. Comme c’est pratique».
Pourtant, le Pentagone a déclaré dans un communiqué à Newsweek : « Le Bureau de résolution des anomalies tous domaines (AARO) du Département de la Défense travaille en étroite coordination avec la Maison Blanche et l’ensemble des agences fédérales afin de consolider les collections existantes de dossiers sur les PAN et de faciliter la publication rapide d’informations inédites sur les phénomènes aériens non identifiés».
Luna a déclaré qu’elle comptait travailler directement avec le ministre de la guerre Pete Hegseth pour obtenir ces images et l’a décrit comme un proche collaborateur adhérant à la directive du président Donald Trump concernant la divulgation des PAN. Elle s’est dite convaincue que la coopération entre son bureau et la direction du Pentagone permettrait d’obtenir les documents demandés. Elle a toutefois clairement indiqué que si la résistance persistait, elle était prête à collaborer avec James Comer, président de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, afin d’exercer le pouvoir de citation à comparaître dont dispose la commission.
Le 21 avril, le représentant Eric Burlison a apporté son soutien à Luna et à ses collègues en accordant une interview à News Nation. Il décrit certains de ces ovnis et explique comment ils sont capables d’une accélération instantanée qui défie les lois de la physique de la propulsion telles que nous les comprenons. Il a ajouté : «Nous voulons que le peuple américain voie ces vidéos. Le peuple américain mérite de savoir».
Le 22 avril, Burlison a souligné la difficulté de la tâche et a déclaré : « J’ai de sérieux doutes. Je ne fais absolument pas confiance à cette ville, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne faut pas essayer. »Le même jour, Matt Laslo a rencontré Tim Burchett, qui venait de sortir d’une réunion. Bien qu’il ait été réticent à donner des informations, car il s’agissait d’une salle SCIF, il a tout de même laissé échapper quelques mots…
« J’ai assisté à plusieurs réunions ici. En fait, j’en ai eu une aujourd’hui. La semaine dernière a été assez intense et j’espère qu’ils vont en organiser d’autres pour davantage de membres… »
Laslo a mentionné qu’il y a deux ans, puis à nouveau l’année dernière, le groupe de travail sur les PAN n’avait pas eu accès à une salle SCIF. Il a demandé si les choses avaient changé, ce à quoi Burchett a répondu : « Un peu, oui, mais… »
Laslo a demandé si « aujourd’hui, il était question de l’AARO ». Burchett a répondu : « Il y avait certains de ces types là-dedans. »
Laslo a insisté, demandant si eux (l’AARO) avaient changé d’avis. Burchett a répondu :
« Un peu. Ils sont plus réceptifs, mais je ne sais pas... Je pense qu’ils sont limités par... Ils envoient là-bas des gens qui ont des connaissances limitées. Et c’est pour ça qu’ils le font. Comme ça, ils n’ont pas à nous mentir. »
Lorsqu’on lui a demandé si cela semblait intentionnel, il a répondu : « Oh absolument, à 100 %. À 100 % ».
Laslo lui a demandé s’il avait l’impression qu’un nouveau jour se levait à Washington, avec Trump. Burchett a répondu : « Oh oui, mais vous savez, Trump ne sait pas quelles questions poser, et je pense que les gens des services de renseignement qui l’entourent vont essayer de le manipuler et de le mener dans une autre direction ».
Laslo : « Ah oui ? Et surtout les subalternes avec lesquels vous avez affaire ? ».
Burchett : Absolument. À 100 %.
Le souhait de Burchett de voir davantage d’éléments de preuve communiqués à un plus grand nombre de membres du Congrès a été exaucé, car le 30 avril, Matt Laslo a demandé au représentant Steve Scalise, chef de la majorité à la Chambre des représentants, qui n’est pas membre du groupe de travail sur les PAN et qui a par le passé critiqué cette initiative, si la récente réunion classifiée avait été révélatrice, ce à quoi Scalise a répondu :
« Nous avons eu une séance d’informations classifiées à laquelle certains d’entre nous ont assisté. Évidemment, on ne peut pas parler de ce qui a été abordé lors de cette séance. »
Lorsque Laslo a insisté pour qu’il dise si cela avait été révélateur, il a répondu :
« Eh bien, vous savez, chaque fois que vous assistez à une réunion comme celle-là, vous voyez des choses qui sont révélatrices. Et c’est tout ce que je peux dire ».
Barrages, dissimulation, refus de coopération… Même les sénateurs sont laissés dans l’ignorance de ce qui se passe dans leur propre État…
Vendredi 11 avril, Laslo a posé cette question au sénateur Bill Cassidy (R-LA) :
« Avez-vous la moindre idée de ce qu’étaient ces mystérieux engins qui auraient surveillé la base aérienne de Barksdale en Louisiane ?
Barksdale est l’un des aérodromes les plus vastes et les plus stratégiques des États-Unis, couvrant 9000 hectares et abritant 15 000 personnes. Il accueille ‘l’Air Force Global Strike Command’ et la 2e escadre de bombardiers, qui comprend des escadrons de bombardiers B-52 équipés d’armes nucléaires. Dans son livre «Nuclear War, A Scenario», la journaliste d’investigation Annie Jacobsen évoque fréquemment la base aérienne de Barksdale en Louisiane comme un élément essentiel de la structure de commandement nucléaire américaine, notamment en ce qui concerne les bombardiers B-52 équipés d’armes nucléaires. Elle affirme que ce serait la première base visée en cas d’attaque. Comme le rapporte Sentinel News, Début mars 2026, plusieurs vagues de drones non autorisés ont été repérées au-dessus de la base. Ils ont été jugés si dangereux qu’un ordre de « mise à l’abri sur place » a été déclenché (une directive officielle émise par les autorités en cas d’urgence, enjoignant aux résidents de se mettre immédiatement à l’abri dans le bâtiment qu’ils occupent déjà, plutôt que d’évacuer la zone. Il s’agit d’une mesure de protection à court terme destinée à créer une barrière entre les personnes et un danger extérieur).
Bien que cela se soit produit dans son propre État, la Louisiane, le sénateur Cassidy n’était pas au courant de cet événement, mais il a exprimé son inquiétude concernant les problèmes liés aux drones de manière plus générale, citant par exemple des drones livrant de la drogue dans une prison fédérale de Louisiane. Lorsque Laslo lui a demandé s’il savait si le Pentagone était au courant de ce qui s’était passé à Barksdale, il a répondu qu’il allait essayer de se renseigner. Lorsque Laslo a mentionné que cela s’était également produit dans d’autres bases aériennes telles que Langley et en Arizona, Cassidy a répondu :
« Il y a suffisamment de gens stupides pour que cela puisse être tout à fait anodin – tout en admettant que la stupidité n’est parfois pas anodine, mais il faut craindre le pire ».
Il n’a pas précisé ce qu’il entendait par là… Mais, fidèle à sa parole, il est depuis revenu sur le sujet et a expliqué à la télévision:
‘’Depuis le début de l’opération Epic Fury, on constate une recrudescence de ces incidents à l’échelle nationale. Il y en a eu environ cinq à Barksdale entre le 9 et le 15. L’un d’entre eux était le fait d’un amateur. Pour les quatre autres, on ne sait pas vraiment. Deux de ces drones ont été récupérés, ou du moins, on pense qu’ils l’ont été. Ils ont trouvé un drone, mais ils ne sont pas sûrs qu’il s’agisse de celui lié à l’intrusion. L’affaire est traitée comme une affaire de police, mais bien sûr, l’armée de l’air est consciente qu’il pourrait s’agir de bien plus que cela. Il se peut qu’il s’agisse simplement d’un test visant à voir comment l’armée de l’air réagirait s’ils venaient. Ils en ont récupéré deux, ils recherchent des empreintes digitales et d’autres éléments susceptibles de fournir des informations sur l’origine des drones’’.
Un autre sénateur américain qui n’a donc reçu que très peu d’informations sur ce qui se passe dans son propre État, mais quelqu’un en sait pourtant plus que le sénateur Cassidy…
Comme le rapporte Sentinel News, Le 22 avril 2026, le présentateur de News Nation, Ross Coulthart, a interviewé l’ex-inspecteur général de la base de Barksdale, Ronald Bilak, qui a été témoin, en décembre 2024 (donc avant l’opération « Epic Fury », et au début de ce qu’on a appelé la « vague de drones du New Jersey », bien que Barksdale se trouve en Louisiane, très loin du New Jersey), de la présence d’objets inconnus au-dessus de Barksdale, qu’il a filmés. Coulthart nous a rappelé que les « drones » – qu’il préfère appeler « objets » – survolent les bases nucléaires partout aux États-Unis depuis environ deux ans maintenant. Barksdale a été le théâtre d’essaims d’objets que la technologie anti-drone n’a pas réussi à abattre. Bilak a photographié un objet qu’il a estimé mesurer environ 4.5 m et se trouver à environ 22 m du sol. Il a survolé la base, ce qui constitue une infraction aux règles de la FAA (Federal Aviation Administration). Vingt minutes plus tard, il a vu trois objets qu’il n’avait jamais vus auparavant. Ils clignotaient, se déplaçaient de gauche à droite et de haut en bas à des vitesses hypersoniques.
Coulthart a demandé à Bilak s’il avait observé un phénomène de « furtivité », c’est-à-dire des objets qui se camouflent puis disparaissent littéralement pour réapparaître, et il a confirmé qu’ils clignotaient et apparaissaient immédiatement ailleurs.
Après avoir quitté son emploi à la base, Bilak a travaillé comme agent de sécurité de l’autre côté de la route, en face de la base, et le 21 mars 2026, il a vu d’autres objets, mais cette fois-ci, d’apparence beaucoup plus conventionnelle. Ils ressemblaient à des drones mais ne faisaient aucun bruit. C’était juste une lumière qui flottait très doucement, à environ 3 km de l’endroit où il se trouvait.
Il a soulevé la question du sénateur Cassidy (qu’il a appelé « Kennedy » par erreur) ayant reçu un rapport selon lequel l’armée avait intercepté « un, peut-être deux objets ». Comment se fait-il que l’armée ne puisse pas dire exactement ce qu’elle a ? Et comment sait-elle que l’un d’entre eux était un « amateur » ? Il ajoute qu’il n’y a eu aucune annonce officielle ni aucune arrestation à la suite de l’événement, bien qu’il y ait un panneau à l’entrée de la base indiquant qu’il s’agit d’une zone interdite aux drones et que les intrus seraient poursuivis.
Coulthart déclare qu’il sait que Barksdale possède des armes nucléaires et demande à Bilak quelle serait la gravité d’une éventuelle intrusion en décembre 2024 ou en mars 2026, ce à quoi il a répondu : « Je pense que ce serait la plus grave atteinte à la sécurité nationale qui soit. Comme le dit Annie (Jacobsen) dans son livre, Barksdale est en tête de liste pour un acte terroriste. C’est un fait. » Il a également ajouté que le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, habite à seulement une heure de la base, ce qui devrait également être source d’inquiétude.
Il a déclaré que des amis à l’intérieur de la base lui avaient dit que les systèmes anti-UAS (systèmes aériens sans pilote) étaient inefficaces et que davantage de technologie était censée être déployée sur la base. Coulthart a affirmé que la « technologie » actuelle consistait principalement à lancer des filets sur les drones. Bilak n’a pas entendu dire que des techniques telles que les lasers ou les micro-ondes à haute fréquence aient été utilisées contre ces objets.
Coulthart a résumé la situation en ces termes :
« Nous sommes confrontés à une faille de sécurité au-dessus de l’une des bases aériennes les plus sensibles d’Amérique, qui, j’en suis certain, abrite des armes nucléaires. Il existe un lien étroit entre l’activité des PAN et les armes nucléaires. Mais que ces objets soient ou non des drones conventionnels, le simple fait qu’ils aient pu opérer au-dessus de la base en toute impunité apparente, sans que les autorités ne parviennent à les abattre, constitue une préoccupation très grave ».
Bilak a approuvé et a cité le livre de Robert Hasting, UFOs and Nukes, pour appuyer son avis. Cet ouvrage rassemble des centaines de cas documentés d’apparitions d’objets aériens non identifiés au-dessus d’installations nucléaires, y compris de nombreux incidents pendant la guerre froide.
Coulthart lui a demandé pourquoi les événements de décembre 2024 (connus sous le nom de « New Jersey drones flap ») avaient été écartés par les autorités et expliqués par le président Trump comme étant des drones de recherche autorisés par la FAA, mais il n’a rien pu répondre d’autre que « je n’en ai aucune idée ».
Bilak a réaffirmé que ces objets fonctionnaient bien au-delà des limites conventionnelles de la technologie moderne et qu’il n’avait jamais rien vu de tel, ajoutant « La vidéo ne ment pas ».
Coulthart a résumé les différentes observations des mêmes objets dans la région, mais suffisamment éloignées géographiquement les unes des autres pour remettre en cause l’hypothèse conventionnelle des drones, et a demandé à Bilak dans quelle mesure il était important que le président Trump tienne sa promesse de divulgation. Il a répondu : « Eh bien, extrêmement, car je pense que l’humanité a le droit de connaître la vérité… Je ne veux pas passer toute ma vie sans connaître la vérité ».
Tous les faits ci-dessus montrent que les institutions au courant de cette vérité traînent les pieds et utilisent tous les moyens possibles pour retarder la transmission des informations au Congrès et maintenir le public dans l’ignorance. Le chemin vers la divulgation est semé d’embûches, et il semble qu’un nouvel obstacle se profile à l’horizon. Le 14 avril, le représentant à la Chambre Jamie Raskin, principal démocrate de la commission judiciaire de la Chambre, a appelé le vice-président J.D. Vance à invoquer le 25e amendement de la Constitution américaine pour destituer le président Trump pour ‘incapacité mentale’. Cette demande fait suite aux publications du président Trump sur les réseaux sociaux menaçant l’ensemble de la population iranienne d’anéantissement, et à l’image de lui-même le dépeignant comme Jésus-Christ. Bien que des débats et des auditions aient eu lieu au Congrès, rien n’indique pour l’instant que cela débouchera sur la destitution du président. Toutefois, si cela devait se produire, cela pourrait jouer en faveur des gardiens du secret, car les ordres de Donald Trump pourraient être plus faciles à annuler avec la reconnaissance officielle qu’il a donné cet ordre alors qu’il n’était « plus mentalement apte à exercer ses fonctions ». Bien que l’entourage immédiat de Trump soit composé d’un certain nombre de personnes favorables à la divulgation (le vice-président J.D. Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio, le ministre de la Guerre Pete Hegseth, la directrice du renseignement national Tulsi Gabbart, le directeur de la CIA John Ratcliffe), rien ne garantit qu’ils feront tous partie du cabinet après un remaniement (même si le vice-président J.D. Vance deviendrait président) et ils pourraient être plus faciles à dissuader que le président Trump qui, pour citer les représentants Ogles et Burchett, « fait ce qu’il veut ».
Enfin, en raison de la guerre impopulaire en Iran, on soupçonne que les élections de mi-mandat de novembre joueront en faveur des démocrates. Comme Ross Coulthart l’a mentionné récemment, la pression en faveur de la transparence vient principalement des républicains. Il critique les démocrates pour « exploiter la question sans faire leur part du travail ni la prendre suffisamment au sérieux », ajoutant qu’ils devraient faire preuve de « plus de courage et de cran ». Si les démocrates venaient à modifier l’équilibre des voix au Congrès, toute la question de la transparence et de la divulgation pourrait perdre de son élan, ce qui ferait à nouveau le jeu des gardiens du secret.
Tout cela pourrait expliquer le sentiment d’urgence qui anime les partisans de la divulgation au Congrès, et parfois aussi leur découragement. Ce fut donc sans doute un immense soulagement lorsqu’ils ont entendu, le 29 mars 2026, le président Trump réaffirmer son engagement à rendre publics les dossiers sur les ovnis lors d’une conférence de presse organisée dans le Bureau ovale en présence de l’équipage d’Artemis II, comme l’a rapporté Sentinel News.













