Anomalies Martiennes
Max Derakhshani revient sur les images de la NASA, les témoignages soviétiques et les analyses scientifiques pour relancer le débat sur des structures mystérieuses de Mars et sa lune Phobos.
De la Lune à Mars : l’étude des anomalies spatiales
Depuis plusieurs mois, l’émission Reality Check explore les anomalies lunaires avec le physicien théoricien Max Derakhshani. Ses analyses d’images issues des missions Clementine ou Lunar Reconnaissance Orbiter ont attiré l’attention de membres de la NASA et du renseignement américain, selon le journaliste Ross Coulthart.
Dans cet épisode, daté de juillet 2026, Derakhshani étend ses recherches aux anomalies géologiques observées sur Mars et son satellite Phobos. Ross Coulthart cite une interview de Lue Elizondo, ancien responsable du programme AATIP, publiée en juin 2026 dans Liberation Times. Elizondo y affirme disposer de « sources classifiées » indiquant que la Lune a été un point d’intérêt pour une intelligence non humaine. À la question : « Avez-vous connaissance d’une présence non humaine sur la Lune ? », il répond tout simplement : « Oui. ».
L’intérêt pour les anomalies spatiales s’inscrit dans un contexte plus global de réévaluation des preuves disponibles et de déstigmatisation de l’étude des PAN. Les déclarations d’Elizondo, sur le devant de la scène depuis bientôt 10 ans, alimentent un débat déjà présent dans la communauté scientifique.
Derakhshani souligne que les agences spatiales, comme la NASA, devraient d’ailleurs être plus transparentes sur les données collectées, notamment celles qui pourraient remettre en cause les explications naturelles.
Les anomalies lunaires et martiennes pourraient donc indiquer une présence ou une activité non humaine. Les déclarations d’Elizondo et les analyses de Derakhshani ouvrent en tout cas des pistes de recherche, mais nécessitent des preuves supplémentaires pour être validées.
Phobos 2 : la disparition mystérieuse d’une sonde soviétique
La mission soviétique Phobos 2 (1988–1989) est l’un des épisodes les plus troublants de l’exploration martienne. La sonde a transmis 37 images de Phobos avant de perdre soudainement le contact le 27 mars 1989. L’enquête officielle a conclu à un « dysfonctionnement du système informatique ».
Cependant, plusieurs éléments remettent cette version en cause. Max Derakhshani rappelle que la sonde a été vue en train de « perdre le contrôle d’altitude et de tourner », ce qui suggère, selon lui, qu’elle « aurait été frappée par quelque chose ».
Ross Coulthart cite une déclaration d’Alexander Dunayev, président de Glavkosmos, publiée dans Aviation Week & Space Technology. Dunayev a reconnu qu’une image montrait « un objet de forme étrange entre la sonde et Mars ».
Un scientifique a ajouté : « On ne sait tout simplement pas ce que c’était. ». Une analyse publiée dans Nature en 1989 a conclu que la mise en rotation de la sonde « ne peut être expliquée que par un impact ». Ces éléments, combinés à la chronologie — l’image, puis la perte de contact — alimentent selon Derakhshani l’hypothèse d’une « interception ».
La disparition de Phobos 2 pourrait donc potentiellement être liée à un phénomène naturel non identifié, mais les témoignages soviétiques renforcent l’idée d’une intervention externe. Les archives de l’époque montrent en tout cas que les autorités soviétiques ont minimisé l’incident, peut-être pour éviter un panique ou des spéculations.

L’image Popovich : un objet géant et une ombre inexpliquée
En décembre 1991, la cosmonaute Marina Popovich a présenté au consulat soviétique de San Francisco une image « introduite clandestinement ou divulgué » montrant un objet de « 20 km de long » se dirigeant vers Phobos. Ross Coulthart a montré un article de UFO Magazine (1992) et un documentaire, disponible sur la chaîne Youtube “Eyes on Cinema”, analysant cette image.
Le chef de l’agence spatiale soviétique a confirmé l’existence de cet objet. Alexander Dunayev n’a pas parlé de glitch (bug affectant un système informatique), mais d’un « objet de forme irrégulière «. Coulthart souligne que cette reconnaissance officielle a été « ignorée » par les médias occidentaux. Popovich, décédée en 2017, n’a jamais été contredite par l’agence soviétique.

Max Derakhshani mentionne également une « énorme ombre oblongue » photographiée sur Mars, dont l’origine n’a jamais été expliquée. Explication prosaïque comme le passage d’un corps naturel au moment de la photo ou raison plus exotique ? Le doute est permis.
Les images présentées par Popovich pourraient donc être soit des artefacts soit des erreurs d’interprétation. Leur confirmation par des responsables soviétiques rend l’hypothèse d’une cause non naturelle envisageable. Quant aux ombres inexpliquées sur Mars, celle-ci pourraient être étudiées plus en détail grâce aux missions actuelles, comme Mars Reconnaissance Orbiter voire de futures missions (Chinoises, Indiennes, États-uniennes, Russes ou Européennes).

Le « monolithe » de Phobos : une structure étudiée par la NASA, SETI et Roscosmos
Max Derakhshani présente des images officielles de la NASA montrant le « monolithe » de Phobos, décrit comme un « boulder » (gros rocher isolé) de 85 à 90 mètres de haut. Il critique l’explication géologique selon laquelle ce bloc aurait été « éjecté du cratère Stickney » puis serait retombé sans créer de débris : « Physiquement, cela serait extrêmement peu crédible” selon lui.

Il étaye ses propos en montrant l’image originale du Mars Global Surveyor (1998), puis les images HiRISE de 2008, confirmant la présence d’un objet similaire — mais distinct. Derakhshani affirme : « Il y a au moins deux monolithes sur Phobos. »
Des astronomes italiens ont réalisé une modélisation 3D via la méthode shape-from-shading (technique permettant de reconstruire par informatique une version 3D d’une image ou d’une ombre en 2D), concluant à une structure triangulaire ». La NASA n’a jamais contesté cette analyse. Ross Coulthart souligne : « Il est clair que la NASA, SETI et les autres agences intéressées par la vie extraterrestre observent avec attention ces objets. » Derakhshani rappelle ensuite que la mission PRIME (NASA, SETI, JAXA, CSA, Cornell, Tokyo, Western Ontario) visait explicitement à étudier ce monolithe.
Vient ensuite une vidéo durant laquelle Buzz Aldrin, dans une interview sur C-SPAN, déclare : « Quand les gens découvriront cela, ils diront : ‘Qui a mis ça là ?’ « . Cette phrase, sortie de son contexte peut être utilisée pour étayer la théorie d’une intervention exogène mais elle s’inscrivait plutôt dans une réflexion philosophique sans toutefois fermer la porte à toute hypothèse qui se présenterait.
Les monolithes de Phobos pourraient également être des formations naturelles, mais leur géométrie, selon Max Derakhshani, suggérerait une origine artificielle. Encore une fois, les futures missions pourraient apporter des réponses en analysant directement ces structures.
Mars, Phobos et la possibilité d’une présence ancienne
Pourquoi la NASA ne commente-t-elle pas officiellement ?
Max Derakhshani explique pourquoi la NASA n’aurait pas répondu publiquement aux anomalies : « La NASA n’a jamais été une agence purement civile. Le Space Act de 1958 l’a établie comme un bras du Département de la Défense, avec des objectifs de sécurité nationale. ». Il cite également le Brookings Report (1959–1960), commandé par la NASA, qui a recommandé explicitement de retenir des informations si la découverte d’artefacts extraterrestres risquait de déstabiliser la société.
Arthur C. Clarke, Buzz Aldrin et les images « kelp-like »
Max Derakhshani explique ensuite que les structures « kelp-like » (structure ressemblant à des algues géantes) sont « massives, parfois kilométriques » et que l’entreprise Malin Space Science Systems, qui détient selon lui le monopole de l’imagerie martienne, n’aurait jamais fourni d’explication convaincante sur ce sujet.

Les « glass worms » : des structures tubulaires inexplicables selon Max Derakhshani
Les « glass worms » — structures tubulaires observées par l’orbiteur MGS (Mars Global Surveyor) puis par la caméra HiRISE (embarquée sur la mission Mars Reconnaissance Orbiter)— sont, selon Derakhshani, parmi les anomalies les plus troublantes. Les explications officielles évoquent des dunes. Cependant Max souligne que « deux missions différentes ont capté la même réflectivité », ce qui rendrait l’hypothèse du glitch (bug informatique) « virtuellement impossible ».

Aram Chaos : des algorithmes fractals détectent une artificialité
Qu’est-ce qu’un fractal ? Un fractal est une forme qui se répète à différentes échelles. Il se construit en appliquant la même règle plusieurs fois, ce qui en fait une forme « auto-similaire ». Un fractal naturel et un fractal artificiel pourraient se ressembler visuellement, mais auraient des « signatures » mathématiques différentes. L’algorithme analyse les aspects suivants :
Si la structure est naturelle : l’auto-similarité est imparfaite, chaotique.
Si la structure est artificielle : l’auto-similarité serait précise, régulière.
Max Derakhshani, qui applique les algorithmes fractals de Mark Carlotto, détecte les formations les plus artificielles par une coloration jaune ou blanche. Par exemple, les structures d’Aram Chaos ressortent selon Max comme « anomalies géométriques majeures ». Ross Coulthart demande toutefois : « Est-ce de la paréidolie ? » et Max de répondre : « Les algorithmes n’ont pas de paréidolie. Ils détectent des géométries impossibles à produire naturellement. »

Medusae Fossae : des « fermes » martiennes ?
Pour étayer et imager les propos de son invité, Ross Coulthart mentionne le chercheur indépendant sud-Africain Jean Ward. Ce dernier a fait de l’analyse des anomalies géologiques martiennes son principal sujet d’enquête. Il a notamment identifié des formations rectilignes rappelant des rizières ou des fermes aquacoles terrestres.
Max Derakhshani explique ensuite que Carl Sagan lui-même a recommandé de rechercher des « déviations géométriques » pour détecter une intelligence extraterrestre.
La NASA propose une explication glaciaire, mais Max souligne : « Si cette explication était correcte, nous devrions trouver des formations similaires sur Terre. Ce n’est pas le cas. » Les algorithmes fractals confirment, selon lui, une artificialité probable.
Notons toutefois que parler de similarité attendue entre la géologie martienne et terrienne semble approximative. Les deux astres connaissant désormais une physique tectonique, géologique et même météorologique différente. L’érosion, la force des vents n’est pas comparable.

Atlantis Chaos : des structures rectilignes à grande échelle
L’interview poursuit sur les analyses de Jean Ward. Celui-ci ayant également identifié des structures rectilignes près du bassin Atlantis. La NASA a d’ailleurs envisagé ce site comme lieu d’atterrissage pour un rover.
Les images montrent des réseaux de lignes droites, des angles droits, des formes carrées ou triangulaires, parfois surélevées. Max Derakhshani explique : « Il n’existe rien de comparable sur Terre à cette échelle. Les tessellations naturelles sont beaucoup plus petites. » Les algorithmes fractals détectent une artificialité élevée.
Ross Coulthart demande : « Sommes-nous en train de regarder des villages, des villes, une civilisation ? » Max répond : « Cela pourrait être une hypothèse scientifique sérieuse et testable. Il suffirait d’y envoyer un rover. »
Là encore les propos cités n’engagent que son auteur. En effet son affirmation selon laquelle il n’existerait rien de similaire sur terre se confronte tout de même à une liste non exhaustive d’exemples qui montrent l’inverse (Les murs naturels de Shiprock (Nouveau-Mexique, USA), La Chaussée des Géants (Irlande du Nord) et Fingal’s Cave (Écosse). La géologie naturelle peut elle aussi faire preuve de « créativité ».

Cydonia : le visage de Mars, la lettre de Carl Sagan et les géométries impossibles
Le visage de Mars : 90 % de probabilité d’artificialité selon Max Derakhshani
Ross Coulthart demande: « Pensez-vous que ce visage sur Mars soit une anomalie ou simplement un effet d’optique ?» Max Derakhshani répond sans hésiter : « Ce n’est pas un jeu d’ombres. Ce serait clairement une anomalie et très probablement artificiel — à 90 % ou plus. » Il rappelle que Carl Sagan, dans une lettre officielle adressée à Mark Carlotto en 1986, a écrit : « Je suis tout à fait d’accord pour dire que la remarque de Jerry Soffen concernant l’« effet d’optique » est erronée. L’impression que donne le visage persiste quelle que soit la variation des trois angles photométriques. ». Autrement dit, toujours selon Max : « Le visage reste un visage, même sous différents éclairages. »
Notons que Ross Coulthart ne cache pas son scepticisme quant à cette conclusion. Il est tout à fait envisageable que “Face on Mars” soit un bel exemple de paréidolie (phénomène psychologique qui pousse le cerveau à voir des formes familières) à l’instar des formes familières qui peuvent se révéler lorsque nous observons les nuages.

Sagan demande des images pour Cosmos
Il poursuit au sujet de Sagan que ce dernier n’a pas seulement écrit cette lettre. Il a demandé à Carlotto des reconstructions shape-from-shading (pour rappel il s’agit d’une technique permettant de retrouver la forme d’une structure par son ombre) pour les utiliser dans sa série Cosmos et dans ses livres. Dans un épisode, Sagan a déclaré : « Certains pensent même que nous devrions aller explorer ces formations géologiques énigmatiques, dont l’une ressemble à un immense visage humain. Puisqu’on y va de toute façon, ça ne coûte rien d’y jeter un coup d’œil”. Sagan semble donc jouer sur deux tableaux : sceptique en public, mais profondément intrigué en privé.
Les algorithmes fractals : « le visage est l’objet le moins naturel de Cydonia »
Max Derakhshani montre les résultats des algorithmes fractals de Carlotto :
Le visage est 2,7 fois moins fractal que n’importe quelle autre formation dans 15 000 km² de Cydonia.
Les pyramides pentagonales, le « fort », et d’autres structures répondent aussi fortement aux algorithmes. Pour rappel les algorithmes fractals détectent l’artificialité en mesurant la complexité naturelle. Le visage semble ressortir comme l’objet le plus artificiel de toute la région.
Malgré l’aspect tout à fait intéressant voire parfois intriguant des résultats nous rappellerons les limites de l’utilisation de cet algorithme à des fins de recherches de structures artificielles sur d’autres astres. Les recherches pouvant révéler des « faux positifs naturels ». La géologie, l’érosion voire une structure artificielle, qui, avec le temps et les bombardements météoritiques, aurait une signature fractale erronée car semblant naturelle.
Les images Viking, MGS, ESA, HiRISE : 50 ans d’imagerie continues
Max Derakhshani rappelle que la NASA et l’ESA ont à de nombreuses occasions analysé le visage de 1976 à 2025. Ces études régulières le confortent dans sa théorie selon laquelle le visage de Mars est d’origine artificielle. Pourtant l’étude continue de cette structure est également tout à fait cohérente avec une logique de recherche classique d’une structure géologique naturelle. C’est ainsi que l’on fait de la “bonne science”.
« Les géométries impossibles » : triangles, pentagones, alignements
Max Derakhshani évoque ensuite les travaux de Richard Hoagland, Errol Torun, Ananda Sirisena et Stanley MacDaniel défendant l’hypothèses de structures artificielles martiennes. Ils auraient en effet découvert à la surface de supposés pyramides à cinq côtés, des monticules alignés, des triangles parfaits, des relations trigonométriques « impossibles à produire par hasard ».
Notons que la quasi-totalité de la communauté scientifique s’oppose à ces conjectures, évoquant là encore des phénomènes de paréidolie.
Mars, Phobos et Cydonia — une réévaluation nécessaire
Les déclarations de Lue Elizondo, les images controversées de Phobos 2, les confirmations soviétiques, les analyses fractales, les structures rectilignes, les « glass worms », les monolithes de Phobos, les propos d’Arthur C. Clarke, les géométries impossibles de Cydonia et les lettres de Carl Sagan composent un ensemble d’indices troublants.
Pour Max Derakhshani, Mars et ses lunes pourraient contenir des traces d’activité intelligente, passée ou présente. Il estime que « la vie pourrait être beaucoup plus répandue que nous le pensons ».
Les futures missions sur Mars et Phobos (citons notamment Escapade/NASA prévue fin 2026, MMX/JAXA prévue également fin 2026, Tianwen-3/CNSA en 2028) pourront alors se confronter aux théories du physicien.
Mais dans tout bonne science une dose de scepticisme s’impose
Si les travaux de Max Derakhshani ouvrent des pistes fascinantes, ils méritent d’être examinés avec un esprit critique.
Arthur C. Clarke a bien dit : « Je suis pratiquement convaincu que nous avons découvert la vie sur Mars », mais il parlait majoritairement de vie microbienne, jamais de structures artificielles. Sa déclaration s’appuyait toutefois sur des données scientifiques bien réelles (Viking, ALH84001).
Bien que Derakhshani soit un scientifique reconnu, il n’est pas géologue : la géologie martienne diffère de la géologie terrestre (tectonique, érosion, vents), un argument peu utilisé dans ses analyses.
Des explications plus prosaïques (phénomènes naturels, erreurs d’interprétation) pourraient être aussi valables que ses affirmations.
Il conviendrait donc d’une part de garder un esprit critique et d’autre part suivre les travaux de spécialistes tels que le Français Ervin De Hou qui a pris part aux missions des rovers Perseverance et Curiosity, l’Américain Ashwin Vasavada du Jet Propulsion Laboratory ou encore Ben Tutolo également membre de l’équipe chargée de la mission Curiosity . Les anomalies méritent d’être étudiées, mais avec ce prisme factuel et scientifique.




